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Les sections aériennes

C'est au début de l'année 1954 que la Gendarmerie reçoit son premier hélicoptère : le

Bell 47G. Celui ci, précurseur d'une longue lignée, sera stationné dans l'enceinte du 1er groupement blindé basé à Satory (78). C'est avec ce premier aéronef que sera créée la première unité des formations d'hélicoptères de la gendarmerie, dont les dignes héritières seront les SAG : sections aériennes gendarmerie.


Au total, douze appareils Bell 47G serviront sous les couleurs de l'arme et le dernier exemplaire quittera les formations aériennes en 1972. Très vite, de nouvelles unités sont implantées sur le territoire national, y compris outre-mer, nécessitant l'emploi de nouveaux hélicoptères. L'Alouette 2, en 1957, puis l'Alouette 3, à partir de 1963, épauleront le Bell au travers

des multiples missions.


Recherche de personnes, sauvetage en montagne, surveillance de la circulation et évacuation sanitaire sont le lot quotidien de nos gendarmes volants. Les Alouette connaîtront un vif succès au sein de ces unités et leur monopole ne sera entaché qu'à partir de 1982, année où l'Écureuil entrera en service dans l'institution comme successeur de l'Alouette 2.





Avant cette date, les Alouette auront connu diverses motorisations et équipements, mais surtout elles adopteront le bleu gendarmerie après le bleu nuit et même le kaki pour certains appareils. En 1975, à la suite de la destruction d'une Alouette 2, une reconstruction est effectuée et l'appareil transformé en Lama SA 315b.

En fait, une Alouette 2 avec la mécanique de l'Alouette 3. Unique exemplaire en gendarmerie, il servira exclusivement à la Réunion avant d'être réformé en 1986.


L'arrivée de l'Écureuil avec une nouvelle décoration permet de généraliser cette dernière sur le parc existant d'Alouette 2 et 3. Cette décoration est caractérisée par le ceinturage de

la cellule par des bandes blanches ainsi que la pose du nouvel insigne des formations aériennes.


Tous les Écureuils et, à partir de 2002, les premiers EC145 seront livrés avec ces marquages.


L'EC145, fleuron des SAG, est dérivé du BK117 d'Eurocopter et spécialement conçu, au départ, pour l'État français en remplacement de l'Alouette 3. Bimoteur de la classe des 3,5 tonnes, cet appareil est équipé en série d'un projecteur de recherche, d'un treuil de sauvetage et peut recevoir divers autres équipements, comme les caméras thermiques, inconnues sur ses prédécesseurs.

Il peut transporter jusqu'à onze personnes contre sept pour l'Alouette 3.


En 1972, six avions Nord 3400, réformés de l'aviation légère de l'armée de terre, sont affectés dans les formations aériennes après avoir été repeints aux couleurs de l'arme. Leur mission se limitait à observer le trafic routier en remplacement des hélicoptères.


À partir de 1974, ils sont progressivement remplacés nombre pour nombre par les Cessna U206F, lesquels effectueront des missions de transfèrement, de surveillance de la circulation et de transport d'enquêteurs.

Les Cessna seront réformés en 1994 et 1995, et l'expérience ne sera pas renouvelée.


Afin d'assurer le soutien technique, des véhicules adaptés sont affectés dans les sections.


Le Citroën HY tôlé assure l'avitaillement des appareils dès la fin des années 1950. Certains exemplaires seront ornés de panonceaux "Gendarmerie hélicoptères" au-dessus du pare-brise. De même, des Aronde Châtelaine auront droit aux mêmes inscriptions sur leur

pare-chocs. Le Tube, de teinte constructeur gris métal, sera progressivement remplacé par les

Saviem SB2 puis SG2 aux couleurs de l'arme.


En 1986, un Renault B70 est expérimenté afin de succéder aux SG2. Cet exemplaire, n'ayant pas été retenu en raison de l'évolution de la réglementation du transport de carburant sur voie publique, terminera sa carrière à la section aérienne d'Amiens (Somme). Il faudra attendre le milieu des années 1990 pour que des Renault B110 avitailleurs, conformes aux nouvelles normes, prennent le relais.


Des camions-citernes ont également fait office d'avitailleurs dans les années 1960 et 1970, tels le Simca Cargo et le Berliet GAK. Ces deux poids lourds subiront le changement de couleur du kaki (Simca) ou du bleu nuit (Berliet) au bleu gendarmerie lors de la fameuse transition de la fin des années 1960, certains Simca restant kaki jusqu'à la réforme.


Enfin, quelques modèles isolés ont également fait partie de la flotte des formations aériennes. Une Jeep Willys jaune à damiers noirs, repeinte ensuite aux couleurs de l'arme, était affectée dans les années 1970 et 1980 sur la base de Villacoublay (78) tandis que des fourgons vitrés ont été utilisés en véhicules PC : le Saviem SG2 et son successeur le Renault B120, tous deux

affectés au groupement central des for.

mations aériennes.


En raison de l'embarquement des caméras thermiques à bord des EC145, deux véhicules spécifiques sur bases de Peugeot Boxer et Renault Master équipent les formations aériennes. Le Boxer, disposant d'une antenne émission/réception de 10 mètres de haut, permet la retransmission des images auprès des postes de commandement opérationnels et leur enregistrement.


Quant au Master, il dispose d'un mât télescopique de 26 mètres, mais, n'étant équipé que de systèmes de réception, il est dans l'obligation de se positionner auprès des PC opérationnels. Ces véhicules sont mis à disposition des unités en fonction des besoins.


SOURCE : UN SIECLE DE VEHICULES DE LA GENDARMERIE NATIONALE

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