LA GENDARMERIE D'ALSACE (12)

La bataille de KILSTETT (suite)

Récit de la bataille de Kilstett. Le drapeau français flotte de nouveau sur Strasbourg le 23 novembre 1944, le général Leclerc ayant accompli le serment de Kouffra. Le 24 novembre 1944, le petit village de Kilstett, dans le ried nord à une quinzaine de kilomètres au nord voit la première patrouille allié arrivée, 24 chars légers. Je n'ai aucune preuve mais je pense que c'était une unité française, mais je n'ai aucun numéro. Elle poursuit jusqu'à Offendorf, 5 kilomètres plus au nord sans rencontrer de résistance. Au retour, quelques chasseurs messerschmitt l'a repère et l'a mitraille, on dénombre quelques blessés et la colonne se replie. De fait il n'y a aucune unité militaire dans la zone, qui devient un véritable nomansland. Le 25 novembre le gouverneur militaire de Strasbourg, le général Vaterrodt se rend et les allemands en déroute se replie en passant dans l'étroite bande de terre entre le village et la digue de l'ill, la forêt du Rhin. Les patrouilles allemandes sont encore bien présente et le 26 novembre, une patrouille fait prisonnier cinq jeunes du village dont deux avaient une arme. Ils sont envoyés vers le Rhin et plus personne ne les revirent. Le 7 et 8 décembre 1944, l'infanterie américaine s'installe à Gamsbheim, à moins de trois kilomètres au nord. Le 25 décembre décembre 1944, les patrouilles allemandes se font plus incisives sur Drusenheim et Offendorf et pour la premiers fois, l'artillerie allemande tire sur Kilstett.

26 décembre 1944. Les allemands font des patrouilles déguisés en civil pour glaner aux mieux les informations. Etant en Alsace, il n'est pas très compliqué de réunir des informations en langue allemande... Le 27 décembre, une patrouille allemande vient de Gamsbheim et fouille les maisons, à la recherche de FFI et d'armes. Pour l'anecdote, Le chef FFI local, Adolphe Jung, avertit de l'arrivée des allemands quitte la maison de son frère avec un mulhousien évadé comme lui du camp de Shirmeck. dans sa fuite il passe à quelques mètres d'un patrouilleur allemand à bicyclette mais un épais brouillard les protègent. A 11h, une visite éclair de chars américains provoquent la fuite des soldats ennemis. Ce n'est sans compter leur obstination... Les allemands reviennent à 21h et font prisonnier quelques habitants francophiles. Approximativement vers les 5h du matin, une détonation de source inconnue fait fuir, les allemands, qui abandonnent ainsi les quelques prisonniers.


Sources: "Kilstett, non à l'oubli", de la société d'histoire et d'archéologie. Photos: Site internet de Kilstett et le nom du site sur la carte.

28 décembre 1944. Les allemands reviennent encore un fois vers les 8h30, mais se retrouve face à plus fort qu'eux: des blindés américains. Trois allemands seront tués durant les échanges de tir. 3h30 plus tard, le village est l'objet d'un tir d'artillerie allemand, ce qui prouve bien que les allemands disposent d'un appui feu important. Contrairement au jour précédent, les blindés alliés restent sur place, et l'artillerie américaine se déploie au moulin de la Wantzenau, et tire sur Gamsheim. malheureusement, le premiers tirs sont trop court et quelques obus tombent sur kilstett. Le dispositif de défense de Strasbourg se met en place, met la situation reste très précaire.

Le général Devers commandant la 7 armée US qui tenait le nord de l'Alsace envisagé de traverser le Rhin fin novembre. Mais à cause de la bataille des Ardennes, le général Eisenhower décide de replier ses forces sur les Vosges le 26 décembre 1944. Seules des forces légères resteront en place. Ainsi les habitants de Hoerdt voient passer devant un eux un important matériel de débarquement qui est replier vers l'arrière. Le dernier jour de l'année, 31 décembre 1944; 6 divisions d'infanterie et une division blindée allemande percent le front allié près de Sarreguemines. L'opération Nordwind débute. La 2e DB va ainsi se diriger vers Saverne et la lorraine pour enrayer l'offensive allemande, en particulier le secteur de Benfeld. Sur la rive droite du Rhin, les allemands possèdent une douzaine de divisions, équipés de chars très récents. Fin décembre 1944 la ligne de résistance de Strasbourg est très précaire. De Plobsheim à Seltz, le ligne de front est tenu par la task Force du général Linden, et un seul de ses régiments tient le Fort Hoche, le port fluvial de Strasbourg et Kilstett. Dans la ville de Strasbourg, le nouveau gouverneur militaire, le général Schwartz, ne dispose que de la brigade Alsace-Lorraine, des FFI et du groupe d'escadrons de la garde républicaine. Les allemands contre attaque..." D'Schwowa komma wedder » ''les Allemands reviennent’’.


(à suivre....)




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