Fin mars sur l'île de Saint Pierre

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Auger Philippe,

Co-administrateur APTG

 

Attention, pas à la Martinique ou à La Réunion, non, à Saint Pierre et Miquelon! Nous sommes en patrouille avec notre bonne Renault 4. Le seul véhicule 4X4 disponible, une 505 "dangel", est affecté au GC Compagnie. Comprenez que c'est le Major qui en a l'exclusivité. Nous sommes donc en Renault 4 et ce n'est pas une "sinpar". La radio grésille "effraction sur le dépôt de munitions de la DDE à Savoyard". "Bien reçu, nous nous y rendons". A cette époque de l'année, je le précise pour les non initiés, il y a encore beaucoup de neige à Saint Pierre. Les vents jouent avec, changeant le relief naturel en y ajoutant des buttes, des creux, des parties glacées, d'autres plus friables, etc... Nous sortons de l'agglomération, abandonnant derrière nous les couleurs vives de Saint Pierre. La 4L, malgré sa vaillance, nous indique qu'elle n'ira pas plus loin! Il nous reste environ 1500 mètres pour nous rendre au dépôt qui est face à la mer. Le paysage est magnifique mais le froid, accentué par le vent, ne nous prédispose pas au tourisme. C'est avec beaucoup de mal que nous arrivons sur les lieux. Porte intacte. Serrures protégées par un capuchon de PVC avec de la graisse. Rien de rien! Tout est normal! Retour à la voiture, dans les mêmes conditions qu'à l'aller! Au moment de prendre le combiné de la radio pour rendre compte, nos regards se croisent et l'étincelle a lieu en même temps : fin mars, certes, mais + 1 jour. Nous sommes le 1er avril!!! Grrr, c'est dur d'admettre que l'on s'est fait avoir! Bon, premier compte rendu à la brigade : "RAS au dépôt! Aucune effraction" et puis j'ajoute "Je ne connais pas l'imbécile qui a appelé la brigade mais en tous cas on fonce à l'hôpital! Le camarade a glissé et s'est manifestement cassé le bras!". Silence appuyé à la brigade. "Comment reçu?" insistais-je. "Heu, oui, bien reçu" répondit une voix tout coup bien timide. Ce n'est qu'en fin de patrouille, lorsque nous sommes revenus tous les deux à l'unité, que les visages se sont décrispés.

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