Du casque modèle 1951 au casque modèle G3

  • M. Germain
  • Histoire

Les casques de maintien de l’ordre. Le casque modèle 1951 pour le maintien de l'ordre. Dés la fin des années 50, la gendarmerie s'équipe du casque TTA modèle 51, c'est le même modèle que toute l'armée française, sa conception est inspiré du casque US M-1. Les premiers casques perçus par la gendarmerie sont du type 2, récupérés et reconditionnés en peinture en bleu nuit, une jugulaire bleue, et deux fentes afin de recevoir la grenade - des sous-casques bleu sont récupérés auprès de l'armée de l'air. A partir de 1964, l'Arme percevra le type 3, spécialement fabriqué pour elle. La jugulaire de type TTA 51 est en toile de coton copiée sur le modèle US M-1 modèle 41 et 43, de couleur bleue. La fixation de la jugulaire est assurée par un crochet double fixé à hauteur du menton; suivant le fabriquant il y a différents types de crochets. La grenade de casque est le modèle 1921, elle est en laiton doré pour la gendarmerie mobile et en maillechort argenté pour la gendarmerie départementale. Le sous-casque ou casque léger est en matière plastique ou en fibres compressées. Il est de taille unique et de couleur bleu nuit. La coiffe est de type « Riddel » copiée sur le liner du casque US M-1.

 

Pour le maintien de l'ordre, le casque modèle 1951 est devenu inefficace. Déjà le 13 mai 1968, le capitaine commandant l’escadron 3/3 de Drancy, suite aux émeutes du Quartier Latin explique que les services rendus par le casque sont unanimement reconnus, mais le modèle existant s’avère incommode d’emploi. “Le casque de maintien de l’ordre doit être léger, en une seule partie, protéger la nuque et permettre d’y adapter un protège visage en plexiglass”. Les messages n° 5741/2-IV du 27 mai et n° 5853-IV du 30 mai 1968, donnent l'autorisation du port du casque modèle 56 « troupes aéroportées ». Dans l'urgence, le 30 mai, 9700 casques du type « TAP » sont distribués à raison de 85 casques par escadron.

 

Tous les commandants d'unités estiment qu'il faut aussi se protéger le visage, mais sous quelle forme. Certains escadrons de gendarmerie mobile se fabriquent « des visières protège-visage » avec des grilles de protection en acier pour se protéger d'éventuels projectiles.

 

Le casque modèle 1956. En janvier 1970, une note de la Direction demande aux armureries du corps, de modifier les bombes modèles 51 bleues détenues dans leurs unités, en modèle 1956. Cinq modifications sont apportées: Dépose de la jugulaire en sangle, Dépose des passants ou pontets, L'ajout d'un troisième pontet à l'arrière du casque afin de poser une jugulaire en toile de coton à trois points munie d'une mentonnière. Chaque pontet forme un oméga de 8 mm de haut et de 50mm de long, ils sont réalisés en fil d'acier de 3,4 mm de diamètre. La partie centrale recevant la jugulaire mesure 20 mm. Les deux extrémités de 12 mm, devant être en contact avec la bombe sont aplaties aux dimensions de 2,3 x 4,5 mm. Le pontet doit être incliné par rapport au support, de façon à être vertical lors du port du casque. Les trois pontets sont ensuite soudés, à la pince électrique à souder par points. Ils sont positionnés le long du jonc, un à l'arrière et les deux autres de chaque côtés, sur un axe médian tracé à 58 mm de l'avant du casque. La bombe est repeinte en bleu-nuit (bleu Gendarmerie Valentine 1701), le sous-casque est en matière plastique bleue et la coiffe est bleu également. La jugulaire est en cuir noir à trois points. Elle est donc constituée de deux bandes de cuir: la première bande se fixe en passant dans les boucles de part et d'autre du casque. La deuxième se glisse dans le pontet arrière1. Le casque comprend deux fentes pour l'insigne de la gendarmerie modèle 21 en laiton doré pour la gendarmerie mobile. Ce casque deviendra le casque modèle 56. Il n'équipera pas la gendarmerie départementale qui reste équipée du modèle 51.

 

A partir de l'année 1970, une visière de protection amovible en plexiglass est rajoutée, elle se fixe à l'arrière du casque lourd par un bracelet élastique.

 

hab_ca10.jpgcasque de M.O. mle 1951 - 1956 - MLE G1 - MLE G2

 

Au cours des années 80, un nouveau casque de maintien de l’ordre, le modèle G1 équipe les unités de gendarmerie mobile. Sa coque est en polyester armé d’une visière – Protection de la calotte en plusieurs couches de kevlar, son poids est de 1350 grs. Il est de couleur bleu roi gendarmerie. La grenade du casque est autocollante, elle est de couleur or, et est dite «épanouie», semblable à celle de l'infanterie de 1921.

 

 

En 1996, un nouveau casque, le «G2 » avec écran pare-coups est fabriqué par la firme «CGF Gallet». C'est un modèle SPECTRA comme le casque de combat de l’armée française. Le casque de couleur bleu gendarme est composé d’un bavolet pare-coups, d’une jugulaire réglable avec mentonnière, d’une visière pare-coups et d'un couvre-casque. La coque existe en deux tailles, elle est en polyéthylène unidirectionnel composite de type “spectra shield” sur le modèle US. La coiffe est confortable, elle est composée de six bandes constituées de toile de coton. Ces bandes sont toutes reliées entre elles par un lacet formant une étoile au fond de la coiffe. Le réglage du tour de tête se fait par bande “velcro”. Le bavolet pare-coups est en cuir de couleur noir, mesure 15 cm de large et comprend six boutons pressions. La jugulaire est identique au casque modèle F1. Elle est en toile de coton de couleur noire et est fixée en trois points, deux latéraux et un à l'arrière du casque. Elle possède une mentonnière en cuir synthétique et doublée sur sa face intérieure de peau de daim. L'écran pare-coups assure au visage un niveau de protection contre les coups et contre la projection de divers projectiles. Une grenade dorée autocollante aux bois de cerf est fixée sur le devant du casque. Le couvre-casque de couleur vert-armée est formé de deux côtés en toile et d'un bandeau formant le dessus, le tout assemblé sur un caoutchouc moulé de 7mm.

 

En 2008, “l'Homo Mobilus” perçoit le casque G3 avec protection balistique, écran et bavolet pare-coups. Ce casque est de forme PASGT, son poids est de 2400 grs. Extérieurement, il est identique au modèle G2. Sa coque à une surface grainée de couleur bleu gendarme, et assure à la tête un niveau de protection balistique élevé à l'utilisateur. Un bavolet pare-coups en cuir de couleur noir est assemblé sur le casque par six boutons pressions. Il résiste à une énergie de 33 joules. La jugulaire comprend trois points de réglage avec coussin de nuque, une boucle anti-étranglement, et une mentonnière à deux brins réglables. Le réglage du tour de tête se fait avec le bandeau confort. L'écran pare-coups est verrouillable en 3 positions (haute, intermédiaire et basse) par un système à cliquet et possède une housse de protection. Il est traité anti-buée face intérieure et anti-rayures face extérieure, et résiste à une énergie de 320 joules avec un projectile de type grenade. Lors de sa livraison dans les unités de gendarmerie mobile, ce casque a était livré avec un passant de ceinturon situé à l'arrière, une clé Alen pour le montage de la visière et un lot de deux grenades de casque autocollantes, une dorée et une argentée. Un écran pare-balles peut-être aussi fixé sur le casque. Il est composé de plusieurs couche de polycarbonate. Il assure à son utilisateur une protection contre les balles lors des opérations de maintien de l'ordre ou d'intervention. L'écran est livré avec une housse de protection et les accessoires pour la fixation sur le casque.

APTG © 2017 - Association médaillée par l'UNPRG le 26/12/2011 -  Hébergé par Overblog