Allez, une petite histoire (vraie)

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Auger Philippe,

co-administrateur de l'APTG

 

Patrouille de nuit bien calme au milieu de la campagne française. A part quelques contrôles routiers sur la nationale, pas un chat à l'horizon et radio muette. 02 heures 00 du matin, compte rendu de fin de service au C.O.G. et direction le lit. 02 heures 30, le téléphone sonne, dans un premier sommeil profond et réparateur... Le planton vient d'être activé par le C.O.G. Intervention urgente sur la circo de la brigade voisine : une femme a alerté le centre 15 en disant que son mari la frappait. Elle s'est enfermée dans une pièce de l'habitation pour lui échapper. L'opérateur du 15 affirme avoir entendu des coups de feu. Dans ces cas là, on fini de s'habiller dans l'escalier en courant vers la brigade. Le planton a déjà démarré le trafic et a préparé le fusil à pompe. On ne sait jamais sur quoi on va tomber. Le lieu des fait est vraiment au milieu de nulle part, à l'extrème limite de la circonscription voisine, et il nous faut un peu plus des 30 minutes réglementaires pour y parvenir. Le conducteur coupe éclairage et moteur en arrivant sur zone et laisse glisser le trafic en silence sur sa lancée. Lumières allumées dans la ferme. Eclats de voix. Silhouette à une fenêtre. M.... le chien n'a pas besoin de grand chose pour nous repérer et il se met à aboyer attirant l'attention de son maitre qui ouvre aussitôt la fenêtre. Il tient quelquechose à la main, forme longiligne.... Sommations d'usage, cet objet ressemblant fort à une arme d'épaule. "Mais c'est ma femme qui est complètement folle" nous crie l'homme. Nous lui demandons de montrer ses mains et de sortir. "Je ne peux pas, elle a verrouillé toutes les portes et a gardé les clefs avec elle!". Nous l'obligeons à sortir par la fenêtre et nous assurons de lui. Il s'agit d'un octogénaire, en chemise en bonnet de nuit, tenant en main... sa canne de marche. Il nous explique alors que son épouse a été prise d'une crise de démence. Nous la trouvons enfermée dans la salle de bains, à moitié nue, tenant des propos pour le moins incohérents. Mais les coups de feu? En fait, le mari a tenté à plusieurs reprises de forcer la porte de la salle de bains, à coup de canne. Ces bruits ont été aussitôt interprêtés comme des coups de feu. Nous resterons sur les lieux jusqu'à 06 heures 00 du matin, attendant l'arrivée d'une ambulance privée pour évacuer notre brave dame. Retour à la résidence à l'heure où tout le monde se lève. Pas un PV sur le BS. Comme dit le capitaine "Décidemment, il ne ce passe jamais rien ici!".

 


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