Le commandement de la Gendarmerie de La Nouvelle Calédonie (1947-1980)

  • Michel GERMAIN
  • Histoire
Visite de tribus en pirogue. (Photos: Revue d'études et d'informations de la GN).

Visite de tribus en pirogue. (Photos: Revue d'études et d'informations de la GN).

En janvier 1947, seize sous-officiers débarquent et l’effectif est porté à 60 hommes, auxquels se rajoutent 28 plantons indigènes.
A compter du 14 juin 1947, le poste de Pouembout est supprimé, une caserne de gendarmerie est créée à Koumac par suppression du poste de Gomen, et une autre caserne voir le jour à Ouégoa. 

1949, voit l'installation d'un poste de gendarmerie à Wé (Ile de Lifou), à Nouméa, au lieu-dit l'Anse-Vata.
Aux Nouvelles-Hébrides le poste de gendarmerie d'Espiritu Santo est augmenté.
Un an plus tard, une brigade est créée à Nouméa.

Le décret n° 50-695 du 17 juin 1950, crée le détachement de gendarmerie du Pacifique, celui-ci comprend les unités de gendarmerie stationnées dans les territoires de la Nouvelle-Calédonie et dépendances et des Établissements français de l'Océanie et aux Nouvelles-Hébrides;.
Le détachement du Pacifique est répartit ainsi:
un commandement du détachement à Nouméa;
la section de gendarmerie de la Nouvelle-Calédonie et dépendances, comprenant: 1 peloton mobile, des brigades et postes de gendarmerie;
Brigade de Nouméa: - Postes de Pont-des-français – Plum -Yaté,
Brigade de La Foa: Postes de Moindou – Bouloupari,
Brigade de Bourial: Poste de Poya,
Brigade de Koumac: Postes de Gomen – Poum – Ouégoa,
Brigade de Hienghène: Postes de Pouébo – Touho,
Brigade de Ponérihouen: Poste de Poindimié,
Brigade de Thio: Poste de Canala,
Brigades de Païta – Koné – Voh;
Poste de Kuto (Ile des Pins) – Postes de Wé – Chépénéhé (ile de Lifou) – Poste de Tadine (Ile de Maré) – Poste de Fayaoué (Ile d'Ouvéa);
Iles Wallis et Futuna;
la brigade de gendarmerie des Nouvelles-Hébrides;
la section de gendarmerie des Établissements français de l'Océanie.

Les effectifs du détachement du pacifique sont les suivants:
1 chef d'escadron, commandant le Détachement;
1 capitaine, commandant la section de gendarmerie de la Nouvelle-Calédonie et dépendances;
1 lieutenant, commandant la section de gendarmerie des Établissements des Nouvelles-Hébrides;
3 sous-officiers secrétaires;
3 sous-officiers comptables;
3 sous-officiers autos, radio, casernement;
64 sous-officiers pour la section de la Nouvelle-Calédonie;
5 sous-officiers pour la brigade des Nouvelles-Hébrides;
41 sous-officiers pour l'Océanie, dont 5 spécialistes;
50 auxiliaires à pied pour le détachement de la Nouvelle-Calédonie;
5 auxiliaires des deux armes pour la brigade des Nouvelles-Hébrides;
4 auxiliaires à pied pour l'Océanie.

Les détachements de la Nouvelle-Calédonie – des Établissements français de l'Océanie prennent l'appellation de Section de la Nouvelle-Calédonie et dépendances – sections des Établissements français de l'Océanie deux mois après.

Le 5 septembre 1952, un poste est créé à Mata-Utu (ile de Wallis).
Le 12 mai 1956, un poste provisoire est créé au barrage de Yaté, il est rattaché au poste de Yaté-Village.
Le poste de Plum est supprimé.
La section de la Nouvelle-Calédonie et dépendances est supprimée à compter du 27 septembre 1956.

Les postes de Yaté-centre et de Yaté-Village constituent une seule est même unité au barrage de Yaté.
Par la décision du 6 juin 1957, à compter du 1er septembre le détachement du Pacifique devient le Groupe du Pacifique. 

Le 17 février 1958, un foyer pour les Pelotons mobiles  est créé à la caserne du Motor-Pool.
Un deuxième peloton mobile est créé à Nouméa au mois de décembre 1958.
en octobre de l'année suivante les pelons mobiles 1 et 2 de Nouméa prennent les numéros 10 et 12, et Six ans plus tard ils deviennent les PM n° 26 et 27.
A compter du 1er octobre 1959, le groupe du Pacifique devient la Légion du pacifique.  Les unités de la Nouvelle-Calédonie et des territoires rattachés ne changent pas l'appellation mais l'Escadron de la Polynésie devient le Groupement de Polynésie.
Le 1er avril 1967, un poste de gendarmerie est créé à Poro.

La décision du 19 juin 1970, crée quatre compagnie de gendarmerie: La Foa – Koné – Poindimié – Wé (Iles Loyauté), une brigade est créée à Kouahoua et à Poro. 
Une section d'hélicoptère voir le jour sur le caillou.
L'unité de police de la route des pelotons mobiles prend l'appellation de brigade routière des pelotons mobiles (BRPM).
Un poste provisoire est créé à Népoui.

La décision ministérielle du 25 mars 1971, dissous la Légion de gendarmerie du Pacifique. Les unités de la Nouvelle-Calédonie et des territoires rattachés prennent l’appellation de Groupement de gendarmerie de Nouvelle-Calédonie et dépendances, le Groupement de Polynésie est érigé en corps autonome.

Le 1er juin, le Groupement de Nouvelle-Calédonie est réorganisé, un troisième peloton mobile est installé à Nouméa sous le numéro 28. une brigade est créée à l'aéroport de la Tontouta; une brigade territoriale est créée à La Plaine des lacs (compagnie de La Foa), ainsi qu'à Plum, mais non installée, la brigade de Pont-des-Français vient renforcer l'unité. Le poste provisoire de Népoui est transformé en brigade.
Début février 1972, un quatrième peloton est créé le n° 25.

Trois mois plus tard les PM n° 25 – 26 - 27 et 28 prennent la numérotation 70 - 71  - 72 et 73.

La circulaire du 9 janvier 1974, remplace les vingt-six postes vacants d'auxiliaires par quatorze postes de sous-officiers.

Au cours du mois d'octobre, une brigade territoriale est créée à Nouméa-Duco et  à Nouméa Rivière-Salée.

Le 1er janvier 1976, la section d'hélicoptère du Groupement de Nouvelle-Calédonie prend l'appellation de Section aérienne de la gendarmerie.

La décision du 29 avril 1976, supprime à compter du 1er mai, la brigade territoriale de La Plaine des Lacs.

Gendarme EMAIN Paul -  Groupement de Gendarmerie de Nouvelle-Calédonie et Dépendances.
« Gendarme d'un dévouement absolu et d'un sens élevé du devoir.
Le 21 mars 1978, à Hienghène, a été mortellement blessé d'un coup de feu tiré par un braconnier qu'il venait d'interpeller.
A fait preuve de la plus grande abnégation et d'un mépris total du danger. »
A obtenu pour ce fait, à titre posthume:
la Médaille de la Gendarmerie nationale par arrêté du 31 mars 1978.

Lieutenant-colonel DEBARGE Jacques - Groupement de Gendarmerie de Nouvelle-Calédonie et Dépendances. 
« officier supérieur de Gendarmerie, de classe exceptionnelle.
Vient de se distinguer tout particulièrement les 17 et 18 décembre 1978, à N'Goye, lors des opérations de maintien et de rétablissement de l'ordre visant à faire échec, dans un contexte politique difficile, aux menées d'extrémistes armés et décidés.
Bien que lui-même blessé, faisant preuve de remarquables qualités tactiques, a manoeuvré sous le feu avec calme et sang-froid obtenant de ses unités une discipline et une cohésion dignes d'éloges.
Par son comportement personnel, son sang-froid, son sens politique et ses qualités de chef, a su éviter des incidents qui auraient pu avoir des conséquences graves pour l'ensemble du territoire.
Est à citer en exemple. »
A obtenu pour ce fait:
la Médaille de la Gendarmerie nationale par décision n° 3 du ministre de la Défense, en date du 31 mai 1979.

Lieutenant MALESZA Edmond – Légion de gendarmerie du Languedoc.
« Commandant de peloton énergique et courageux.
S'est particulièrement distingué à N'Goye le 18 décembre 1978, au cours d'une opération d emaintien d el'ordre menée contre des manifestants surexcités et armés.
S'étant porté, sous le feu, au secours d'un de ses hommes atteint par une décharge de fusil de chasse, a été touché à son tour par trois balles et grièvement blessé à la main droite.
A fait preuve d'un sang-froid et d'un dévouement exemplaires. »
A obtenu pour ce fait:
la Médaille de la Gendarmerie nationale par décision n° 4 du ministre de la Défense, en date du 31 mai 1979.


MDL/Chef CABALE Frantz - Légion de gendarmerie de Nouvelle-Calédonie et Dépendances –
« Excellent gradé animé d'un sens élevé du devoir.
Le 26 novembre 1980, à Kaala-Gomen a été mortellement blessé par balle par une personne impliquée dans une affaire judiciaire.
A donné l'exemple d'une abnégation absolue dans l'exercice de son métier ».
A obtenu pour ce fait, à titre posthume:
la Médaille de la gendarmerie nationale par décision n° 4 du ministre de la Défense, en date du 16 février 1981
Par ailleurs, ce sous-officer a été promu, à titre exceptionnel, au grade d'adjudant à compter du 26 novemebre 1980.
(Livre d'Or de la Gendarmerie nationale – 1980)

 

Visite du Syndic de l’immigration. (Photos: Revue d'études et d'informations de la GN).

Visite du Syndic de l’immigration. (Photos: Revue d'études et d'informations de la GN).

Caserne Meunier à Nouméa

Caserne Meunier à Nouméa

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Thanks for telling!

l abeille 03/12/2016 18:25

que de souvenirs !!! 10 ans sur les iles !!! merci

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