Le commandement de la Gendarmerie de la Réunion - (1990-2004)

  • Michel GERMAIN
  • Histoire
Le commandement de la Gendarmerie de la Réunion - (1990-2004)Le commandement de la Gendarmerie de la Réunion - (1990-2004)

Gendarme LEOCADIE Jacques - Groupement de Gendarmerie de la Réunion.
« Gendarme animé d’un sens élevé du devoir, qui, le 14 janvier 1990 à Saint-Suzanne, a fait preuve d’un courage, d’un sang-froid et d’une détermination remarquables en neutralisant un dangereux forcené qui venait de la blesser grièvement d’un coup de feu.
A montré en la circonstance un réel mépris du danger et une abnégation totale. »
A obtenu pour ce fait:
- la Médaille de la Gendarmerie nationale par décision n°9 du ministre de la Défense, en date du 12 juin 1990.
Livre d’Or de la Gendarmerie - 1990.


Maréchal des logis-chef MARCOS Jean-Paul.
Gendarme BOTTE Eric - Groupement de Gendarmerie de la Réunion.
« Sous-officiers dynamique, courageux et décidés.
Le 12 mai 1990, à Saint-Joseph, ont fait preuve d’un sang-froid et d’une détermination remarquables en détournant sur eux l’attention d’un forcené ivre et armé qui menaçait le conducteur d’un autocar. Agissant avec détermination, ont réussi à maitriser l’individu sans effusion de sang.
Ont fait preuve en la circonstance d’un rare sens du devoir. »
Ont obtenu pour ce fait :
- une citation à l’ordre de la brigade du général, commandant la gendarmerie outre-mer, en date du 14 juin 1990. 
Livre d’Or de la Gendarmerie - 1990.


Le 23 février 1991, de violentes émeutes éclatent à Saint-Denis de la Réunion, dans le quartier populaire du Chaudron. Victimes de l'incendie d'un supermarché provoqué par un cocktail Molotov, sept personnes trouvent la mort dans ces troubles qui se poursuivent durant plusieurs jours. Ces émeutes sont marquées par de nombreux pillages de magasins et par des affrontements entre groupes de jeunes et forces de l'ordre.
Le 17 mars, le Premier ministre, Michel Rocard accompagné du ministre des DOM-TOM, Louis Le Pensec se rendent à La Réunion. Les partisans de Freedom ont organisé un pique-nique en bordure de la route de l’aéroport. De nouvelles émeutes se produisent et le Premier ministre doit regagner l’aéroport en soirée sous la protection de véhicules blindés. Des mouvements de rue se déroulent pendant une semaine dans divers quartiers de Saint-Denis. La villa du directeur de RFO située à Bellepierre, sur les hauteurs de la ville, est incendiée.

1er janvier 1992, une brigade territoriale est créée à La Moufia, compagnie de Saint-Denis.
Le 1er mars 1992, la décision du 14 février 1992 change l'appellation de Groupement de gendarmerie de la Réunion en Groupement de Gendarmerie de la Réunion et des Territoires français de l'Océan Indien.
Deux mois après le changement d'appellation, le 15 juin le Groupement de Gendarmerie du Sud de l’Océan Indien est créé incluant La Réunion, Mayotte, les îles Éparses ainsi que les Terres Australes et Antarctiques françaises et se substitue au Groupement de Gendarmerie de la Réunion et des Territoires français de l'Océan Indien.

La brigade de la Rivière des Pluies créée le 1er avril par la décision du 24 décembre 1991, est implantée le 1er juillet 1992 sur la commune de Sainte-Marie au lieu-dit Duparc. La commune comporte une deuxième brigade de gendarmerie limitrophe à l’Est dite brigade de Sainte-Marie-Ville. 
La brigade de recherches de Saint-Denis (Compagnie de Saint-Denis)  est rattachée au groupement du Sud de l'Océan Indien par la circulaire du 24 juin 1992.
Cette même circulaire crée à compter du 15 octobre, une Brigade départementale de renseignements judiciaires à Saint-Denis et dissout la brigade du fichier de Saint-Denis. Une brigade de recherches est créée à Saint-Benoît et à Saint-Paul.


Les terres australes et antarctiques françaises (TAAF) à savoir : les Îles Tromelin – Glorieuses – Juan de Nova – Europa – Bassas da India – îles Saint-Paul et Amsterdam – Archipels Crozet et Kerquelen et à la Terre-Adélie sont rattachées à la Circonscription de la brigade territoriale de Saint-Denis.
Placées sous le contrôle du ministère chargé des départements d’outre-mer, les îles Tromelin (1 km²), Glorieuses (15 km²), Juan de Nova (6 km2), Europa (28 km2), et Bassas da India (0,2 km2), réunies sous l’appellation d’îles éparses, sont par arrêté ministériel du 03 janvier 2005, administrées par le préfet des Terres australes et antarctiques françaises (TAAF), situé à Saint-Pierre.
Classées “réserves naturelles” depuis juillet 1971, ces îles sont inhabitables, cependant des militaires, relevés tous les mois et demi sont chargés de faire respecter la souveraineté française, d’assurer et garantir aux populations animales de passage une totale sérénité. Un militaire de la gendarmerie assure en permanence les fonctions de représentant du délégué du gouvernement et dispose d'une habilitation judiciaire. En tant que représentant de l'État, le gendarme est chargé de veiller à l'application des directives afférentes à sa fonction. Il prend toutes les mesures nécessaires en la matière et peut requérir le chef de détachement militaire en cas de besoin. Pour l’exécution de sa mission spécifique, le militaire de la gendarmerie est directement subordonné au commandant de la gendarmerie de La Réunion. Il passe sous le commandement du chef de détachement militaire uniquement lorsque les mesures de défense militaire sont mises en œuvre.

Après quelques années d'absence, le nom de « Jonquille » est à nouveau attribué 3ème des 4 PCG (Patrouilleurs Côtiers de la Gendarmerie) de 32 mètres. Il est mis à flot le 4 juillet 1996 et admis au service actif le 15 novembre 1997, par arrêté du 19 septembre 1997. Affecté à Port-des-Galets, il remplace la vedette de 14 mètres « Vétier » cédée à la collectivité territoriale de Mayotte.

Créé le 1er octobre 1997 et basé à Sainte-Marie, le peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM) de la Réunion est la seule unité de ce type située en Outre-mer. L'effectif du peloton est de 10 personnels : 1 officier, 9 sous-officiers et 4 gendarmes adjoints qui complètent cet effectif.

La circulaire du 4 mai 1998, supprime la brigade territoriale du Chaudron, à compter du 1er mai.
Une brigade de prévention de la délinquance juvénile à Saint-Denis, 1er septembre 1998.
Un poste permanent de gendarmerie est créé à Plateau-Caillou (BT Saint-Paul) le 1er octobre 1998.

Le 1er juin 1999 le Peloton motorisé de la Réunion est dissout, corrélativement l'Escadron départemental de Sécurité routière est créé au sein du Groupement du Sud de l'Océan Indien.
La décision du 6 juin 1999 crée un poste permanent de gendarmerie à Ravine-des-cabris (BT Saint-Pierre) et à Trois-Mares (BT Tampon), et un PSIG à Saint-Denis à compter du 15 septembre.

Par arrêté du 7 juin 2000, un PSIG est créé le 1er juillet à Saint-Pierre.
Le 1er février 2001, une brigade nautique est créée au Port.
L'arrêté du 23 février crée à compter du 1er mars, un peloton de surveillance et d'intervention à Saint-Paul. Les postes permanents de Plateau-Caillou et Ravine-des-Cabris sont dissous et transformés en brigades territoriales.
Suite aux dissolutions des brigades routières des pelotons mobiles de Saint-Denis, Saint-Pierre, Saint-Benoît et Saint-Paul, deux brigades motorisées sont créées, une à Saint-Benoît et l'autre à Saint-Paul le 1er mai 2001.

Le 1er février 2002, un PSIG est créé à Saint-Benoît par l'arrêté du 30 janvier 2002.
Anciennement jumelée avec la brigade de la Bretagne située sur la commune de Saint Denis, la brigade de la Rivière des Pluies est trinômée de nuit depuis le 2 septembre 2002 avec les brigades de Sainte-Marie et Sainte-Suzanne.

Le 1er mai 2003, le groupement  du Sud de l'Océan Indien prend l'appellation de "Commandement de la gendarmerie de La Réunion". 
La décision du 28 août 2003, transfère le peloton VBRG de Saint-Paul vers Saint-Denis pour le 1er juillet de la même année.
L'arrêté du 28 août transfert la brigade territoriale du port vers la Possession celle-ci prend le nom de brigade territoriale de la Possession au 1er septembre 2003.
Les brigades territoriales du Moufia, de la Montagne, de la Bretagne et de Saint-François sont dissoutes à compter du 1er septembre 2003 pour la première et du 1er septembre 2004 pour les autres.

Le centre Opérationnel de la gendarmerie de la Réunion est créé le 15 mars par l'arrête du 5 mars 2004.
Suite à la création du Commandement de la gendarmerie de La Réunion le 1er mai 2003,  la compagnie de Mayotte devient un corps à part entière par arrêté ministériel du 15 mars 2004 et prend le nom de "Commandement de la gendarmerie de Mayotte".

Le 27 juillet 2004 sur la route nationale 2, commune de Petite-Ile, circulant à motocyclette en service commandé, le gendarme REVENEAU Régis, est victime d'un accident mortel de la circulation routière.
(Livre d'Or de la Gendarmerie - 2004).

1er février 2007: Création des sections de recherches de la gendarmerie départementale de Saint-Denis (Réunion). 

La brigade territoriale de Ravine-des-Cabris est dissoute à compter du 1er novembre 2009. 
Créée en 1971, la compagnie de gendarmerie départementale de Saint-Paul compte depuis le 1er septembre 2009, un effectif réalisé de 154 militaires, soit 6 officiers, 133 militaires de carrière et 15 gendarmes adjoints, auxquels s'ajoute le renfort de 8 gendarmes mobiles.
11 unités ou service sont répartis sur la compagnie, de la brigade territoriale autonome de La Possession (au Nord) à la communauté de brigades de Saint-Leu (au Sud). Le groupe de commandement, la brigade de recherches, le peloton de surveillance et d'intervention ainsi que la brigade territoriale autonome de Saint-Paul sont implantés au Camp de l'Etang. Un poste provisoire rattaché à la BTA de Saint-Gilles « Ermitage les Bains » est activé pendant les vacances scolaires de janvier et juillet-août et bénéficie de renforts en réservistes.

La brigade territoriale de Saint-Pierre est dissoute à compter du 1er septembre 2010. 
Le Peloton de surveillance et d'intervention de la gendarmerie de Saint-Denis est dissous à compter du 1er janvier 2011.

Suite à la dissolution de la compagnie de Saint-Denis le 01 janvier 2011, l'unité est passée sous la responsabilité et le commandement de la compagnie de Saint-Benoit. L'effectif réalisé de l'unité au 01/01/2011 est de 15 personnels, dont 1 Major, 1 adjudant, 2 maréchaux des logis-chef, 8 gendarmes (dont un maître chien) et 3 gendarmes adjoints volontaires. Deux autres personnels sont détachés permanents au BRH et à la section transport/transit.
Le détachement de la brigade départementale de renseignements et d'investigations judiciaires de Saint-Pierre est dissout à compter du 1er octobre 2011. 

Le Centre de soutien automobile annexe de Saint-Pierre est dissous à compter du 1er août 2012.

La section aérienne de la gendarmerie de La Réunion est composée de quatre pilotes dont le commandant d'unité, de cinq mécaniciens cellule et moteur également mécaniciens de bord treuilliste, de deux mécaniciens avionique également mécaniciens de bord treuilliste, et enfin de deux secrétaires. Au total 13 personnels composent la Section Aérienne de la Gendarmerie. L’unité est dotée de deux hélicoptères : l’EC 145 et l’ES 350 « Écureuil B 2».

Le commandement de la Gendarmerie de la Réunion - (1990-2004)
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