Le commandement de la Gendarmerie de la Polynésie (1946-1968)

  • Michel GERMAIN
  • Histoire
Etablissements Français de l’Océanie - Enquête dans un village de pêcheurs à Tahiti

Etablissements Français de l’Océanie - Enquête dans un village de pêcheurs à Tahiti

Etablissements Français de l’Océanie - Enquête dans le district de Tahiti

Etablissements Français de l’Océanie - Enquête dans le district de Tahiti

En 1946, la Polynésie française devient Territoire d’Outre-Mer et est dotée d'une Assemblée territoriale le 25 octobre 1946.

Le 17 juin 1950, il est créé un détachement de gendarmerie, dénommé « détachement de gendarmerie du Pacifique », comprenant les unités de gendarmerie stationnées dans les territoires de la Nouvelle-Calédonie et dépendances des Établisements français de l'Océanie et aux Nouvelles-Hébrides.
Le détachement de l'Océanie prend l'appellation de Section des Établissements français de l'Océanie et comprend: 1 officier, 41 sous-officiers et 4 auxiliaires à pied.

L'effectif de la section est de 1 capitaine, 42 gradés et gendarmes. Depuis que la prise en compte par l'État du budget de la gendarmerie d'outre-mer, les auxiliaires ont été supprimés.
La brigade de Papeete effectue un service comparable à celui des brigades métropolitaines, mais ses attributions sont plus étendues en raisons du manque de personnel qualifié dans les services d'hygiène, des fraudes, économique, police, etc..
La vie dans les postes des îles est totalement différente. Le militaire de la gendarmerie, ou le chef de poste quand ils sont deux, assurer les fonctions très importantes de chef de poste administratif, c'est à dire de délégué de l'administrateur et de tous les services centraux.

Quand les ÉFO sont devenus un Territoire d'Outre-Mer (1946), leur assemblée représentative peut émettre des vœux sur "toutes questions d'administration générale" (article 41 du décret du 31 août 1945). Les conseillers ont vite estimé que l'appellation ÉFO méritait d'être modifiée. Le mot « établissements » rappelait trop la colonisation, ressemblait aux fameux « Établissements français de l'Inde ». D'« Établissements » à « comptoirs », il n'y a pas loin... C'est donc une question de dignité. Un conseiller de l’Assemblée de l’Union française (AUF) admet que « les établissements » cela a vieilli et que « les peuples ont acquis (grâce à la France) une plus grande conscience de leur personnalité ». Le vocable doit alors être abandonné.
Au cours de la session budgétaire de 1951, sous la présidence de Jean Millaud, l'assemblée représentative examine la possibilité de changer le nom des ÉFO. Le sénateur Lassalle-Séré a proposé l'appellation « Océanie française ». Mais Alexis Bernast, un Européen récemment installé à Tahiti, soumet à l'assemblée celle de « Polynésie française ».

Après la victoire électorale du RDPT en janvier 1953, le président de l'assemblée, J-B. Céran-Jérusalémy, demande le changement de nom du Territoire et propose tout simplement « Tahiti ». Il conclut une intervention haute en couleurs par cette formule : Établissements, c'est colonialiste et révolu. Polynésie française, c'est pédant, incomplet et inutilement soupçonneux... Vive Tahiti.

La loi-cadre s’applique finalement à Tahiti en vertu du décret du 22 juillet 1957 et mentionne encore le nom ÉFO. Quelques jours plus tard, la loi relative à la composition et à l’élection de l’assemblée territoriale, la loi n° 57-836 du 26 juillet 1957 – dite loi Hénault - donne aux ÉFO le nom de "Polynésie française". Cette appellation est arrivée par le biais d’un article de loi (qui a une valeur supérieure au décret du 22 juillet) qui évoque simplement « l’assemblée de la Polynésie française ». Il n’a donc jamais été déclaré solennellement : « désormais, les ÉFO s’appellent la Polynésie française ».

La décision interministèrielle du 6 juin 1957 modifie à compter du 1er septembre l'appellation des détachements de gendarmerie et des unités subordonnées de la France d'outre-mer. Le détachement du Pacifique devient le Groupe du Pacifique et la section des Établissements français de l'Océanie devient l'escadron de la Polynésie française.

Les Polynésiens confirment par referendum en 1958 leur rattachement à la France.
Entre 1958 et 1961, des brigades sont créées à Ua-Pou - Bora-Bora – Rikitea – Hiva-oa – Moorea, ainsi qu'un poste GTA à Faa'a.

Le 1er octobre 1959, nouveaux changement d'appellation, la Légion du Pacifique se substitue au Groupe du Pacifique et l'escadron s'appelle dorénavant le Groupement de Polynésie.

Les campagnes d'essais au Sahara ne sont à ce moment pas encore terminées, le dernier tir en galerie ayant lieu en février 1966 dans le HOGGAR. Depuis l'indépance de l'Algérie, il est imposible de réaliser des essais aériens.
En raison de son isolement et de l'étendue de ses déserts maritimes la Polynésie, territoire français, se présente comme le lieu le plus satisfaisant pour effectuer les essais aériens.
Le Centre d'Expérimentations du Pacifique (CEP) est créé officiellement le 21 septembre 1962 et la Direction des Centres d'Expérimentations Nucléaires (DIRCEN) suit de peu, en janvier 1964.

Le CEP comprend trois éléments principaux :
le champ de tir proprement dit, composé de deux atolls distants de 40 km : Mururoa et Fangataufa. Les deux sites étaient inhabités avant la création du CEP. À Fangataufa, aucun vestige de présence humaine n'a jamais été constaté. En revanche sur Mururoa, des populations originaires d'un atoll situé à 120 km au nord venaient épisodiquement chercher du coprah (fibres végétales tirées de la noix de coco). Les premiers détachements des armées et du Commissariat à l'Énergie Atomique (CEA) s'installent dans un campement provisoire à Mururoa en 1963, en zone Anémone (est) et Dindon (ouest). Le 5ème Régiment Mixte du Pacifique (5ème RMP) qui deviendra le 5ème Régiment Étranger (5ème RE) s'installe aussi dans les mêmes conditions à Mururoa en 1963 et à HAO en 1964.
une base logistique à TAHITI (1200 km de Mururoa) où le port maritime et l'aéroport sont agrandis et améliorés. Un hôpital y est créé ainsi que de nombreuses installations techniques et d'hébergement.
une base avancée sur l'atoll de HAO, située à 450 km de Mururoa, avec une piste d'aviation de 3400 m, une base militaire et des installations techniques et d'hébergement du CEA.
En 1964 et 1965 sont construites à Mururoa les premières infrastructures :
une piste d'aviation de 2200 m ;
un poste de contrôle de tir (PCT), deux postes d'enregistrements avancés (PEA) qui sont d'énormes édifices de 50.000 tonnes de béton fortement renforcé, capables de résister aux explosions mégatonniques, ainsi que d'un Poste d'Enregistrement Éloigné (PEE) ;
des infrastructures de soutien logistique limitées car le personnel est hébergé sur des bateaux-hôtels.
un poste provisoire de gendarmerie est installé.

« Moruroa » est la désignation locale de l’atoll. L’acte de « cession » du 6 février 1964 désigne l’atoll sous le nom de « Moruroa ». L’atoll sera rebaptisé « Mururoa » par les militaires du CEP, car « Muru » sonnait mieux que « Moru ».
Le premier tir aérien eut lieu le 2 juillet 1966 à 5h34, à Mururoa.

Le Peloton mobile n° 14 devient le PM n° 29, à compter du 1er avril 1965.
Une brigade est installée à Tiarei en 1968.

Auxiliaire de 4ème classe WAIHAE Jacob- Iakobo – Légion de Gendarmerie du Pacifique.
Est décédé le 29 décembre 1968 des suites de blessures recues au cours d'un accident de la circulation survenu en servic ecommandé.
Livre d'Or de la Gendarmerie -
1968.

à suivre...........

Le P.A. FOCH en Polynésie

Le P.A. FOCH en Polynésie

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