Le commandement de la Gendarmerie de la Guadeloupe (1962-1980)

  • Michel GERMAIN
  • Histoire
La caserne de Pointe à Pitre 1962 - 2015
La caserne de Pointe à Pitre 1962 - 2015

La caserne de Pointe à Pitre 1962 - 2015

Le 22 juin 1962, en vol de nuit, à 04 h 30, le Boeing 707-331 de la compagnie Air France Château de Chantilly, en provenance de Paris via Lisbonne et Les Açores, sur le point d’atterrir à l’aéroport du Raizet - Pointe-à-Pitre, s’écrase dans la forêt sur la colline de Deshaies. Il n’y a aucun survivant parmi les 103 passagers et les 10 membres d’équipage.

En 1964, ces unités forment corps (décision ministérielle n° 4719EMF10M/GEND/DSOM/INT/CCG/TOM du 18 décembre 1963). Chaque groupement est alors constitué de deux ou trois compagnies et d’un groupe de deux à six pelotons mobiles.

La décision du 23 mars 1965, change à compter du 1er avril de la même année, la numérotation des trois Pelotons Mobiles.
le PM n° 44 devient le PM n° 8 de Saint-Claude;
le PM n° 40 devient le PM n° 9 de Pointe-à-Pitre;
le PM n° 42 devient le PM n° 10 de Pointe-à-Pitre.


La circulaire du 5 avril 1972, modifie de nouveau la numérotation des pelotons.
le peloton mobile n° 10 devient le PM n° 10;
le peloton mobile n° 9 devient le PM n° 11;
le peloton mobile n° 8 devient le PM n° 14.


Gendarme RASCAR Valéry - Légion de gendarmerie des Antilles-Guyane - Groupement de la Guadeloupe.
« Gendarme animé, d’un sens élevé du devoir.
Le 2 septembre 1973, à Anse-Bertrand (Guadeloupe), au cours d’une journée de repos passée à la plage, n’a pas hésité, par une mer déchainée en raison de l’approche de la tempête tropicale « Christine », à porter secours à deux baigneurs en difficultés, les sauvant ainsi d’une mort certaine.
A fait preuve en la circonstance de remarquables qualités de courage, de sang-froid et de dévouement. »
A obtenu pour ce fait :
- une citation à l’ordre de la brigade du général commandant les forces de gendarmerie outre-mer, en date du 11 octobre 1973.
Livre d’Or de la Gendarm
erie - 1973.


Maréchal des logis-chef PECQUEUX Bernard - Légion de gendarmerie des Antilles-Guyane - Groupement de la Guadeloupe.
« Commandant de brigade motocycliste animé d’un sens élevé du devoir.
A trouvé la mort le 27 août 1974 à Abymes (Guadeloupe) au cours d’une patrouille, alors qu’il intervenait de sa propre initiative dans des conditions dangereuses pour régler un problème de circulation.
A donné un bel exemple de courage et de dévouement ; »
A obtenu pour ce fait, à titre posthume :
- la Médaille de la Gendarmerie nationale par arrêté du 18 novembre 1974.
Livre d’Or de la Gendarm
erie - 1974.


La Légion des Antilles-Guyane est créée à Fort-de-France par la circulaire du 1er août 1974, à compter du 1er janvier 1975, le Groupement de la Guadeloupe est dissous.

Gendarme OLIVAR Jacques - Légion de gendarmerie des Antilles-Guyane.
« Gendarme animé d’un sens élevé du devoir.
Le 7 août 1976, à Saint-Félix (Guadeloupe), assurant le passage d’un tour cycliste, a été mortellement blessé par un véhicule poids lourd arrivant en sens inverse à vive allure et dont le conducteur avait perdu le contrôle ».
A obtenu pour ce fait :
- une citation à l’ordre de l’Armée par décision n° 46 du ministre de la Défense, en date du 4 octobre 1976.
Livre d’Or de la Gendarmer
ie - 1976.


Gendarme ELIZABETH Christian - Légion de gendarmerie des Antilles-Guyane.
« Le 16 mai 1977, au lieu-dit « Portes d’enfer », commune de Moule (Guadeloupe), alerté par des appels au secours, a sauvé de la noyade une jeune fille entrainée par les vagues, en se précipitant au péril de sa vie dans une mer dangereuse parsemée de récifs.
A donné, face au danger qu’il n’ignorait pas, un bel exemple de courage, de sang-froid et de dévouement. »
A obtenu pour ce fait :
- une citation à l’ordre de la brigade du général commandant les forces de Gendarmerie d’outre-mer, en date du 29 juillet 1977.
Livre d’Or de la Gendarmer
ie - 1977.

La décision du 26 juin 1980, crée à compter du 1er janvier 1981, la Compagnie de gendarmerie du Moule.
Le 17 septembre 1980 : Le maréchal des logis-chef Bruno SOISSE, est tué en tentant de désamorcer une bombe placée sous l’aile d’un Boeing 727 d’Air France sur l’aéroport du Raizet. Deux bombes détruisent le yacht de l’homme d’affaires Philippe Audebert dans le port de Marina et un bateau de la gendarmerie nationale au Gosier.

Deux mois plus tard, un attentat à l’explosif contre l’hôtel Méridien de Saint-François. Dix minutes plus tard, seconde explosion au siège de la Banque française du commerce de Pointe-à-Pitre, suivie par une troisième contre le domicile d’un gendarme à Basse-Terre. Les locaux de la gendarmerie nationale à Bouillante sont également pris pour cible. Deux bombes visant la gendarmerie nationale à Anse Bertrand et la préfecture de Basse-Terre sont désamorcées.

Le 5 décembre, nouvel attentat à l’explosif contre les locaux du Conseil général de Basse-Terre et le palais de justice de Pointe-à-Pitre. Le service d’action civique (SAC), milice gaulliste spécialisée dans la répression des militants de gauche, multiplie les menaces contre la population et impulse la création du Groupe de défense armée de la Guadeloupe.
Sont notamment interpellés Robert Niçoise, militant du Groupe révolutionnaire socialiste (organisation trotskyste), des collaborateurs du journal Combat ouvrier et des syndicalistes.

 

Fin décembre, à l’occasion du déplacement en Guadeloupe de Valéry Giscard d’Estaing, Président de la République française, une bombe saute vers cinq heures du matin près du hall d’arrivée de l’aéroport de Pointe-à-Pitre ; un ressortissant chilien est blessé. Importants dégâts matériels.

à suivre...........

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