Historique de la Gendarmerie Francaise au Maroc (1907 à 1949)

  • Michel GERMAIN
  • Histoire
Historique de la Gendarmerie Francaise au Maroc (1907 à 1949)

Après la conférence d'Algésiras (1906) qui visait à préserver l'intégrité et l'indépendance du Maroc, la tentative de modernisation de l'État marocain pour échapper aux convoitises des Européens, notamment de la France, de l'Espagne et de l'Allemagne, échoue. Le sultan Moulay Abd el-Hafid, assiégé par plusieurs tribus dans sa capitale, Fès, demande l'intervention militaire de la France, ce qui provoque une crise avec l'Allemagne. Un accord de troc colonial est conclu, le 4 novembre 1911, l'Allemagne accepte le contrôle français sur le Maroc et reçoit en échange une partie du Congo français, que la France récupèrera à la suite de la Grande Guerre.

 

Le traité de Fès du 30 mars 1912 instaure le protectorat français sur le Maroc. Mais, un accord est conclu avec l'Espagne, le 27 novembre 1912, qui définit les trois zones d'influence espagnole, au Nord, au Sud, et autour d'Ifni, conformément à un accord secret conclu le 3 novembre 1904, à la suite de l'Entente cordiale franco-britannique du 8 avril 1904. Par ailleurs, la zone de Tanger est soumise à un régime particulier qui sera plus tard précisé par la convention de Paris du 18 décembre 1923. Ces différents accords régissent le Maroc jusqu'à la reconnaissance de l'indépendance du pays en 1956.

 

Le 20 septembre 1907 la Force publique du Maroc occidental est créée à Casablanca.

Trois mois plus tard, le 7 décembre la Force publique du Maroc oriental est installée dans la région d'Oujda.

 

Prétendant répondre à un appel à l'aide d'entreprises allemandes de la vallée du Souss, l'Allemagne, le 1er juillet 1911, décide, pour protéger ses intérêts, d'envoyer une canonnière, la SMS Panther, dans la baie d'Agadir, dont la rade avait été, jusqu'en 1881, fermée au commerce étranger. À partir de la mi-juillet, la Panther est régulièrement relayée par le croiseur SMS Berlin en alternance avec la canonnière SMS Eber.

L'Allemagne, qui voulait mettre un coup d'arrêt à l'expansion de la France au Maroc et affaiblir l'Entente cordiale entre la France et la Grande-Bretagne, est surprise par les vives réactions que provoque son coup de force. Le Royaume-Uni se déclare immédiatement en faveur de Paris et menace Berlin. Le gouvernement français, soutenu par son opinion, manifeste une très grande fermeté et n'exclut pas une réponse militaire. La France et l'Allemagne sont au bord du conflit.

 

Le gouvernement Caillaux, conscient du très grave danger qu'une guerre représente, préfère négocier. Ces négociations sont conduites, côté français, par le président du conseil Joseph Caillaux et l'ambassadeur français à Berlin Jules Cambon, et, côté allemand, par Kinderlen, ministre des Affaires étrangères allemand. Aux termes d'âpres tractations, l'Allemagne renonce à être présente au Maroc en échange de l’abandon par Paris de 272 000 km2 de territoires d'Afrique équatoriale, au Gabon, au Moyen-Congo et en Oubangui-Chari, au profit du Cameroun allemand. Après que les deux pays soient parvenus dès le 11 octobre4 à un accord qui soulage les observateurs, un traité officiel franco-allemand est signé le 4 novembre 1911 à Berlin, laissant les mains libres à la France au Maroc. C'est alors seulement que les bâtiments allemands quittent définitivement la baie d'Agadir, le 28 novembre 1911.

 

Le 30 mars 1912, M. Regnault, ministre plénipotentiaire, et Moulay Hafid signent à Fez le traité qui établit et organise le Protectorat de la France sur l'Empire chérifien, mais une partie de cet empire se trouvait soustraite à son action, puisque la convention du 3 octobre 1904 avait reconnu à l'Espagne une zone très étendue dans le nord et dans la sud du Maroc.

Les deux forces publiques sont fusionnées pour ne former qu'une seule force le 1er janvier 1916.

La Convention de Paris du 18 décembre 1923 conclue entre la France, l'Angleterre et l'Espagne relative au statut de Tanger, supprime les tabors d'artillerie. Elle entra en vigueur le 14 mai 1924. la gendarmerie est organisée par un règlement annexé à la convention.

 

1 - La gendarmerie doit: Maintenir l'ordre dans la zone et prêter son concours à la police locale; assurer d'une manière effective la sécurité de la zone.

2 - La gendarmerie est commandée par un capitaine de nationalité belge qui est assisté de cadres français et espagnols

 

Le capitaine commandant doit assurer la discipline, l'instruction et l'administration de l'unité.

L'effectif ne peut dépasser 250 hommes indigènes marocains; il est répartit en infanterie et cavalerie. La répartition est faite par l'assemblée, avec l'approbation du comité de contrôle.

La création de la gendarmerie a entrainé la suppression des tabors marocains.

Le 26 août 1924, la brigade prévôtale de Casablanca est supprimée.

Le décret du 25 novembre 1927 transforme à compter du 1er janvier 1928, la Force publique en Légion de Gendarmerie du Maroc.

1ère Compagnie à Rabat: - Section de Rabat – Casablanca – Marrakech.

2ème Compagnie à Fès: - Section de Fès – Meknès – Oudja.

 

Le 7 février 1929, une section de gendarmerie est créée à Mazagran: - BT Mazagran – Azemmour – Oulad-Saïd - Settat – Sidi-Smaïn – Mechta-ben-Abbou.

 

Fin mai, l'effectif de la gendarmerie du Maroc est porté à deux cent quatre-vingt-quinze gradés et gendarmes et soixante-trois auxiliaires indigènes. Un poste de gendarmerie est à Fez-el-Bali – Berguent – Bou-Denib.

 

Le 18 avril 1930, un emploi de lieutenant adjoint au capitaine trésorier. La lieutenance de Fez est transformée en capitainerie. L'effectif de la Légion de gendarmerie du Maroc est fixé à 12 officiers, 295 gradés et gendarmes et 63 auxiliaires indigènes, avant de passer deux mois plus tard, à 12 officiers, 313 gradés et gendarmes et 67 auxiliaires indigènes. Et en 1932, le nombre des gradés et gendarmes monte à 312 et 69 auxiliaires.

La lieutenance de Marrakech est transformée en capitainerie.

La fin de l'année 37, cinq emplois d'auxiliaires indigènes sont créés; Rabat (1) – Casablanca (2) – Fès (1) – Port-Lyautey ( 1 à pied).

Le décret du 15 septembre 1943 crée un corps de gendarmerie de l'Air à l'intérieur de l'armée de l'Air, quatorze mois plus tard le service est rattaché au Ministère de l'Air. Le 24 février 1945 le service de la gendarmerie de l'Air est créé. Par le décret du 18 septembre 1947, la gendarmerie de l'Air est intégrée à la gendarmerie.

 

L'instruction du 19 novembre 1947, constitue les unités aériennes de gendarmerie de l'aviation militaire, une section aérienne de gendarmerie au Maroc est rattachée à titre provisoire à la 12° Légion de Garde Républicaine à Rabat.

A compter du 1er septembre 1949, la 12° Légion de la garde:

12 ° Légion de la garde:

EM peloton de commandement à Rabat

I° Groupe d'Escadrons (EM) à Rabat

1° Escadron à Rabat

2° Escadron à Fès

II° Groupe d'Escadrons (EM) à Casablanca

3° Escadron à Casablanca

4° Escadron à Marrakech

à suivre............

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