Le détachement de Gendarmerie de la Cote Française des Somalis

  • Michel GERMAIN
  • Histoire

Le 4 juin 1859, l'ancien consul honoraire de France à Aden, Henri Lambert, est assassiné dans le golfe de Tadjoura. Après une enquête de l'envoyé français Stanislas Russel, le commandant de la station navale de la Côte orientale d’Afrique (basée à la Réunion), le vicomte Alphonse Fleuriot de Langle est chargé d'arrêter les coupables présumés. Ils sont remis aux autorités ottomanes.

Le port d'Obock fut acquis en 1862 et le port de Djibouti fut créé en 1888.

Un décret du président de la République du 20 mai 1896 fusionne le « territoire d'Obock ainsi que les protectorats de Tadjourah et des pays danakils » avec le « protectorat de la Côte des Somalis » (art. 1er).

 

En 1902, le territoire devint colonie française.

La police et la surveillance du port de Djibouti sont assurées par des agents indigènes dirigés par un inspecteur de police européen. Ce fonctionnaire, étant donné les multiples services qui lui incombent, ne peut à lui seul assurer ces fonctions qui, pour être remplies convenablement, nécessiteraient l’existence d’un cadre comprenant au minimum trois Européens ; cette situation ne pouvant se prolonger sans inconvénient, le gouverneur de la Côte française des Somalis demande la mise à la disposition de la colonie de trois militaires de la gendarmerie, dont un gradé.

 

Le 11 mai 1919, un détachement de gendarmerie est créé. Il comprend un chef de brigade de 3° ou 4° classe et deux gendarmes à pied.

Le 27 août 1927, l'effectif du détachement est fixé à un adjudant-chef, adjudant ou maréchal des logis-chef et trois gendarmes.

 

Le développement de l’agglomération de Djibouti, l’accroissement du trafic maritime et surtout l’évolution des esprits réclament une augmentation de ce personnel pour lui permettre d’assurer, dans les meilleures conditions, la surveillance de la ville européenne, du village indigène et du port.

Dans cette vue, le gouverneur de la Côte des Somalis demande que le détachement de gendarmerie soit augmenté d’une unité. Le 27 août 1932, l'effectif est augmenté d'un gendarme.

 

Le 21 avril 1937, l'effectif est fixé à 7 gendarmes.

Le 10 décembre 1949, le détachement de gendarmerie à la composition suivante :

− 1 commandement du détachement à Djibouti ;

− 1 brigade de gendarmerie à Djibouti;

− 1 peloton mobile stationné à Djibouti

− le personnel officier et sous-officier d’encadrement des forces locales supplétives de la gendarmerie (compagnie des gardes-cercles de Djibouti).

 

L'effectif du détachement passe à deux officiers, trente gradés et gendarmes et cinquante auxiliaires de gendarmerie.

− 1 capitaine commandement du détachement, inspecteur des forces locales supplétives de la gendarmerie à Djibouti;

− 1 lieutenant commandant la compagnie de garde-cercle de Djibouti;

− 1 adjudant-chef adjoint au commandant du détachement ;

− 1 maréchal des logis-chef comptable;

− 1 gendarme secrétaire ;

− 1 maréchal des logis-chef au casernement.

− 1 brigade de gendarmerie à Djibouti;

− 1 adjudant-chef ;

− 1 adjudant ;

− 4 maréchaux des logis-chefs ;

− 9 gendarmes.

− 1 peloton mobile stationné à Djibouti.

− 1 adjudant;

− 1 maréchal des logis-chef;

− 2 gendarmes.

− Encadrement des forces locales supplétives de la gendarmerie (compagnie des gardes-cercles de Djibouti).

− 1 adjudant ;

− 2 maréchaux des logis-chefs ;

− 4 gendarmes.

− 50 auxiliaires de gendarmerie.

− 2 au commandement du détachement ;

− 12 à la brigade de Djibouti ;

− 36 au peloton mobile.

 

Par la décision du 6 juin 1957, le Détachement de Gendarmerie de la Côte Française des Somalis prend l'appellation de Groupe de la Côte Française des Somalis.

Le Groupe de la Côte Française des Somalis prend l'appellation de Groupement de la Côte Française des Somalis.

 

En 1958, le maintien de la souveraineté française sur le territoire est approuvé par référendum. Djibouti, comme les Comores, ne participe pas au mouvement des indépendances des autres colonies françaises d'Afrique en 1960.

A la suite du référendum du 20 mars 1967, le décret n° 67.521 du 3 juillet 1967, transforme la colonie de la Côte française des Somalis, en Territoire d'outre-mer (TOM) et prend le nom de Territoire Français des Afars et des Issas (TFAI).

En 1975, après une résolution de l'ONU, la France reconnaît le droit à l'indépendance du territoire, dont l'évidence s'impose après la prise en otage d'un bus scolaire à Loyada en février 1976.

 

Après un référendum le 8 mai 1977, le territoire devient indépendant le 27 juin 1977 sous le nom de République de Djibouti.

 

INSIGNES :

Le Groupement de gendarmerie de la Côte Française des Somalis : TERRITOIRE FRANÇAIS DES AFARS ET ISSAS.

Type 1 : Sur un plateau argenté, écu d’émail bleu clair à une mosquée blanche, et mer bleu moyen.

En chef, dans un cartouche bleu moyen, deux poignards « Dankali » d’argent, dont l’un gainé de rouge, disposé en sautoir, surmontés des lettres « C.F.S. » d’or.

Ce blason groupe les symboles les plus caractéristiques de ce territoire :

- la mosquée de Djibouti, capitale sur le golfe d’Aden évoqué par la mer disposée aux pieds de la mosquée.

- Les deux poignards, l’un nu, l’autre gainé de rouge symbolisant l’action à la fois préventive et répressive de la Gendarmerie.

- Les lettres « C.F.S. » qui sont les initiales de « Côte Française des Somalis » nom donné à cette colonie en 1896.

Insigne homologué le 25 août 1966, sous le n° G.2109.

Type2 :

Le 3 juillet 1967, la Côte Française des Somalis fut débaptisée pour prendre le nom de : TERRITOIRE FRANÇAIS DES AFARS ET DES ISSAS.

L’écu précédent fut conservé, mais sans le sigle « C.F.S. ».

FABRICATION ARTHUS-BERTRAND

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