Historique de la Gendarmerie de Guadeloupe

  • Michel GERMAIN
  • Histoire

COMMANDEMENT DE GENDARMERIE DE GUADELOUPE.

Le 3 Novembre 1493, lors de son deuxième voyage à la recherche de la route menant au grand Khan (grand empereur d’Asie). Christophe COLOMB aborde les côtes de l’île de la Désirade, « la Deseada », puis celles de Marie-Galante et, pour finir par celles de la Guadeloupe. Il accosta selon certains historiens, au sud-est de l’île, aux alentours de Sainte-Marie à Capesterre Belle-Eaux. Il baptisa l’île, « Guadeloupe », en souvenir du nom d’un monastère espagnol d’Estrémadure.

Trois ans plus tard, le navigateur génois revint en Guadeloupe pour son deuxième voyage. Mais l’accueil des Caraïbes, informés du sort des indiens des grandes Antilles, essayèrent d’empêcher le débarquement des marins de Colomb mais en vain. Les Espagnols débarquèrent et demeurèrent neuf jours dans l’île.

Prenant conscience du danger, les Caraïbes formèrent une ligue interantillaise, dont le siège principal fut la Guadeloupe. Ils avaient pour objectif de porter la guerre dans les colonies espagnoles de Porto Rico et d’Hispaniola. Au court du siècle qui suivit la découverte de la Guadeloupe, les Espagnols tentèrent en vain de conquérir la Guadeloupe et furent repoussés par les indiens Caraïbes.

En 1518, un navire français fit naufrage sur les côtes de la Guadeloupe. Les marins furent accueillis et traités avec hospitalité. Il vécurent seize mois dans l’île. Trois ans auparavant, une petite flottille, commandée par Juan Ponce de Lléon, partit de Cadix, pour coloniser la Guadeloupe débarqua plusieurs personnes qui s’empressèrent d’enlever des femmes; ils furent tué par les indiens. Découragé, Ponce de Léon leva l’ancre pour l’île Saint-Jean.

C'est en 1625, que le premier établissement permanent s'implante dans la petite île de Saint-Christophe avec un groupe de colons français menés par d'ESNAMBUC et du ROISSEY. Il le partage avec les Anglais arrivés précédemment, et constitue une véritable base de colonisation des îles voisines. Le 28 juin 1635, Liénard de L'OLIVE et du PLESSIS D'OSSONVILLE mandatés par la Compagnie des Îles d’Amérique, débarquent en Guadeloupe, à la Pointe Allègre dans la région de Sainte-Rose. Ils mènent une guerre acharnées contre les indiens Caraïbes et prennent possession de la Gaudeloupe, et la même année en septembre Belain d'ESNAMBUC et Dyel du PARQUET sont à la Martinique.

Le 4 Décembre, DUPLESSIS D’OSSONVILLE décède. Poussé par la famine des colons, Liénard de L’OLIVE décida de s’emparer des jardins et des femmes Caraïbes pour subsister. Provoquant ainsi une guerre meurtrière entre les colons et les Caraïbes.

En 1637 Du PARQUET acquiert la Grenade, les Grenadines et Sainte-lucie.

En 1639, Philippe de Longvilliers, Chevalier de POINCY, Commandeur d’Oysemont, fut nommé par la Compagnie des Îles d’Amérique, Gouverneur et lieutenant général des Îles d’Amérique. Il s'établit à Saint-Barthelémy, Saint-Martin en partie et Sainte-Croix et fait prendre possession, au nom du roi, de la Tortue (Saint Domingue) ou vivaient déjà quelques Français amenés par le huguenot LE VASSEUR.

La guerre avec les caraïbes entamée en 1635 est terminée.

Le 4 Avril 1640, le capitaine Aubert est nommé gouverneur de la Guadeloupe, par la Compagnie des Îles d’Amérique, en remplacement de l’Olive. Il fonda la ville de Basse-Terre, en accorda aux premiers colons d’autres concessions de terres sur la rive gauche du Galion. Ce n’est qu’en 1640, qu’il reçut l’ordre du roi de fonder une ville fortifiée. Basse-Terre se construisit en deux bourgs.

À la Pentecote 1643, les premiers esclaves africains arrivent sur le sol guadeloupéen.

Le 25 Février 1645 La Compagnie des Îles d’Amérique nomme Noël Patrocle de Thoisy, gouverneur-général de l’île de Saint-Christophe. Il fut repoussé par le gouverneur en place, De Poincy. Il dut s’installer en Guadeloupe en attendant.

L'année suivante De Thoisy promulge une déclaration du roi établissant dans chaque île une justice souveraine. Furieux de la présence prolongée de de Thoisy, Charles Houël leva une révolte contre lui. Noël Patrocle de Thoisy dut rentrer en France.

En 1648 Charles Houël prit possession des Saintes, de Marie-Galante, les îles de Saint-Martin et de Saint-Barthélemy.

Le 4 Septembre 1649, par l’intermédiaire de son beau-frère, Boisseret, Charles Houël rachète la Guadeloupe et ses dépendances pour 73 000 livres, payable en sucre et en argent. Louis XIV lui décerne le titre de Marquis de Guadeloupe.

En 1650, à Basse-Terre Le Fort Delgrès, ancien Fort Saint Charles est édifié, en pierres de lave taillées.

En 1664, Colbert rétablit l’autorité royale en rachetant l’île, à Charles Houël pour 123 000 livres tournois. Le 28 Mai 1664 Jean-Baptiste Colbert fonda la Compagnie des Indes occidentales, qui comprenait les Antilles, la Guadeloupe, la Martinique et la partie occidentale de Saint-Domingue, afin de stimuler le commerce. Il créa également quatre autres compagnies, celle des Indes orientales, celle du Nord, celle du Levant et celle du Sénégal. L’île de Gorée, au large de Dakar (Sénégal), devint l’un des lieux de concentration de la traite française.

Dix ans plus tard, la Compagnie des Indes occidentales est dissoute, l’île est désormais directement attachée au pouvoir royal et devient colonie du royaume. Le Roi met en place un gouvernement militaire unique pour les colonies de la Caraïbe, qui réside en Martinique. Louis XIV rend la traite libre sur tout le territoire africain.

Le 15 Janvier 1757 Nadeau du Treil est nommé gouverneur. Cette même année, est déclaré la guerre entre la France et l’Angleterre. Le 22 Avril 1759, les forces françaises capitulent face aux Anglais. C’est le début de l’occupation anglaise.

La Guadeloupe devenue anglaise, le port de Pointe-à-Pitre devient un des ports les plus important des antilles. Pendant cette période, la Guadeloupe eut deux gouverneurs anglais.

Le colonel Krumpt (1759-1760) et Sir Campbell Dalrymple (1760-1763).

En 1760, un conseil de guerre est convoqué par le roi, pour juger les officiers de la perte de la Guadeloupe. Le 15 Janvier 1761 Nadeau du Treil est jugé coupable de lâcheté et d’incapacité et condamné à être dégradé. Il est reconduit en France pour y être emprisonné. Le 10 févier 1763, la signature du Traité de Paris met fin à la guerre avec les Anglais. La Guadeloupe et la Martinique sont restituées à la France.

Le 6 Aout 1767, un ouragan accompagné d’un raz de marée s’abat sur la colonie. La Martinique redevient le siège du gouvernement général des îles du vent.

L'ordonnance royale du 20 Septembre 1768 réuni sous la dénomination du Gouvernement général des Île du Vent de l’Amérique, le gouvernement de Sainte-Lucie, de Guadeloupe, de Marie-Galante, de la Désirade, des Saintes, de Saint-Martin, de saint-Barthélemy, à celui de la Martinique.

Le 20 Octobre 1784, l’île de Saint-Barthélemy est cédée à la Suède afin d’obtenir le droit de déposer des marchandises françaises dans le port de Gothembourg, et de les réexporter, sans payer de droits.

En 1789, la France avait un certain nombre de territoires coloniaux dispersés sur trois continents. Ces territoires n’étaient pas vastes, mais leur importance économique était reconnue. Presque tous les notables et bourgeois de ces territoires devaient leurs fortunes à l’exploitation des resources naturelles par des esclaves et le commerce international.

Afin de défendre ces possessions et garantir la paix interne, une petite armée de troupes coloniales, différentes des régiments métropolitains ou de marine, avait était utilisée depuis le règne de Louis XIV. Cette armée était organisée en régiments coloniaux dés 1772, avec l’ordre-de-bataille suivant :

Régiments « Du Cap » et « Port-au-Prince » à Saint-Domingue ;

Régiments « Guadeloupe » et « Martinique » étaient en garnison non seulement sur ces îles mais également à St-Lucie et Tobago ;

Régiments « Isle-de-France » et « Pondichéry » assuraient la suretê de l’Ile-de-France, de la Réunion et du Pondichéry avec une compagnie d’invalides et un bataillon de sepoys.

La Guyane française avait un bataillon d’infanterie composé de 4 compagnies ;

Le Sénégal avait un bataillon d’infanterie composé de 2 compagnies ;

Saint-Pierre-et-Miquelon était gardé par une seule compagnie d’infanterie indépendante ;

L’artillerie sur toutes les colonies était fournie par le Corps Royal de l’Artillerie des Colonies.

Cette armée était composée d’environs 518 officiers et 9.935 soldats blancs ainsi que 600 soldats indiens dans le bataillon de sepoys donnant un total d’environs 11.000 hommes.

Les événements révolutionnaires en métropole étaient suivis de très prés. Partout dans les colonies, les milices coloniales étaient dissoutes et des unités de garde nationale ou « gardes citoyennes » fûte levées avec des officiers noirs et mulattos parmi certaines unités.

La montée des tensions pendant la Terreur et la crise politique en métropole par la suite ont également étaient resentis parmis les troupes coloniales. En 1790, les régiments « Guadeloupe » et « Martinique » ont dû être rapatriés par peur de mutinerie. Par la suite, les régiments présent en Saint-Domingue fûent également rapatriés pour des raisons politiques ainsi que le bataillon de la Guyane. La situation dans les autres territoires n’était guére plus stable et même en St-Pierre-et-Miquelon, une partie de la popluation s’est enfuit au Canada par peur de la ferveur révolutionnaire.

Une importante réorganisation militaire des troupes coloniales eu lieu le 29 juin 1792. A partir de ce jour, toutes les troupes coloniales fûent transférées du ministére des colonies au ministére de la guerre et les anciens titres étaient dissous et à leurs places, six régiments d’infanterie fûent crées : les 106e au 111e régiment d’infanterie de ligne. A noter toute fois que le bataillon de Sepoys en Pondichéry ne fût pas touché par ces réformes et garda le même titre et la même organisation que sous l’Ancien Régime. Le corps d’artillerie coloniale fût transféré à son tour le 20 juillet 1793 et prit le titre de 8e régiment d’artillerie. Cette réforme sonna la mort de l’ancienne armée coloniale.

Le 10 Décembre 1792, la Guadeloupe et la Martinique, par arrêté, déclarèrent la guerre à la France Républicaine. En Guadeloupe, il fut déclaré que quiconque délivrerait le message du capitaine Lacrosse serait passible de la peine capital.

La déclaration de guerre aux puissances europénnees en 1793 entraîna par la suite l’intervention militaire des britanniques sur la plupart des colonies françaises. La marine française, très touchée par l’émigration de ses officiers, ne pû s’opposer à la puissance de la Royal Navy mais ces nouvelles unités coloniales, soutenues par les jeunes gardes nationales, s’opposa avec tellement de courage à l’envahisseur britannique que les seuls territoires perdus pendant les guerres de la Révolution fûent la Martinique et le Pondichéry.

Le 2 juin 1794, une flotte française arriva au large de la Guadeloupe, transportant 1.100 soldats sous les ordres du représentant du Peuple Victor HUGHES et le Général AUBERT. En apprenant que l’île venait de tomber entre les mains des britanniques, il fût décidé de la reprendre et la campagne dura plusieurs mois et 2.000 noirs et mulattos fûrent recrutés et organisés en bataillons. Au début du mois d’octobre, les 2.000 soldats britanniques et royalistes étaient complétement encerclés. En voyant leur situation, ils déposa les armes. Les Britanniques étaient autorisés de quitter l’île mais 400 royalistes fûent exécutés. Plus tard, le réprésentant HUGHES reçu le surnom de « Robespierre des Antilles » car il ne cessa de voyager partout dans l’île à la recherche de traitres à la République et accompagné d’une guillotine portable.

Malgré cette victoire, l'effectif des troupes françaises aux Antilles resta faibles. Des renforts dans la forme du Bataillon des Antilles arriva en janvier 1795 mais le blocus de la Royal Navy coupa toute communication pour les deux années suivantes. Avec l’abolition de l’esclavage, des nouveaux bataillons de noirs et mulattos fûent levés. Il est remarquable à noter qu’à partir de 1796, uniquement 1.000 hommes des 4.600 soldats en garnison en Guadeloupe étaient blancs. Les 1er et 2e Bataillons de St-Lucie (crées en mars et mai 1795) ainsi que le 1er Bataillon de Grenade (levé en juillet 1795) étaient également composé de soldats noirs qui étaient « très disciplinés mais manquant des effets vestimentaires et certains accoutrements ».

Le 28 septembre 1797, la Souffrière entre en éruption. Une loi du 27 octobre, décréta que la Guadeloupe et ses dépendances formaient un département divisé en vingt-sept canton dont Pointe-à-Pitre en était le chef-lieu.

Le 20 Mars 1801, les troupes anglaises, commandés par l’amiral Duckworth s’emparent de l’île de Saint-Barthélemy et de l’île de Saint-Martin.

NAPOLÉON, désormais Premier Consul de la République, nomma le général LACROSSE comme Capitaine-Général en Guadeloupe et celui-ci débarqua sur l’île avec 400 soldats le 29 mai 1801. Un mois plus tard, les 4.100 hommes de la garnison de Guadeloupe fûrent réorganisés en trois bataillons d’infanterie, un bataillon d’artillerie, un corps de réserve, une compagnie de sapeurs, une compagnie d’ouvriers et une petite compagnie de chasseurs à cheval.

Le 24 Octobre 1801, après d’âpres pourparlers, Lacrosse se décida à rentrer à Pointe-à-Pitre. Il fut accueilli dans la joie par la population, qui croyait la paix revenue. N’écoutant que son ressentiment, LACROSSE reçut avec mépris PÉLAGE et les commissaires. Il leur adressa à tous les reproches les plus violents. Il exigea la démission de PÉLAGE et de ses officiers, ainsi que le dépôt des armes de la troupe. Ses paroles irritèrent tout le monde. Le lieutenant CODOU à la tête des chasseurs noirs, pénétra dans la Commune où se tenait LACROSSE, baïonnette au canon prêts à tuer le Capitaine-général. PÉLAGE et GÉDÉON firent barrage afin de préserver LACROSSE. Les commissaires civils prononcèrent sa déchéance. Il fut conduit par Ignace et un escorte, au fort de la Victoire pour y être écroué.

Le 18 novembre, BONAPARTE remis des instruction au Général Leclerc, lui ordonnant de désarmer les troupes noires et d’arrêter leurs chefs afin d’imposer sa volonté.

La Guadeloupe et la Martinique, sont rendus à la France, par le Traité d’Amiens le 25 mars 1802.

Le général RICHEPANCE et son escadre rejoint par le général SÉRIZIAT et le Capitaine-général LACROSSE débarquèrent à Pointe-à-Pitre le 6 mai 1802. Les officiers et hommes de troupes de RICHEPANCE relevèrent tous les gardes noirs. La victoire était facile. Le Capitaine ROUGIER ayant reçut l’ordre de Général en chef, d’occuper le fort de la Victoire par la force, fit avancer sa troupe au pas de charge. Le chef de bataillon IGNACE, en poste au fort, repoussa ROUGIER hors du fort et se retira avec ses hommes, par une porte opposée et parti rejoindre DELGRÈS à Basse-Terre. Ce qui eu lieu au fort de la Victoire, décida RICHEPANCE à se servir de PÉLAGE, pour obtenir obéissance des troupes noires. Cette obéissance, lui permit de désarmer la moitié de troupes noires et de les embarquer à fond de cale. La Grande-Terre était perdue.

RICHEPANCE laissa les Généraux SÉRIZIAT et DUMOUTIER pour garder le passage de Rivière-Salée et maintenir l’ordre. Il se dirigea vers la Basse-Terre, à la tête de 930 hommes, avec les Généraux GOBERT et PÉLAGE ainsi que le chef de bataillon MERLEN.

Le 10 mai, à midi, l’escadre de RICHEPANCE fut reçut par une décharge des batteries depuis la pointe de Vieux-Fort jusqu’à la batterie des Capucins. Sous la conduite de GOBERT et de PÉLAGE, les troupes débarquèrent près du Baillif. Le lendemain, RICHEPANCE attaqua le pont de la rivière de Pères tandis que PÉLAGE et GOBERT forçaient le passage de l’embouchure de la rivière. A la fin de la journée, les troupes de Richepance occupaient une partie de la ville.

Le 20 mai, NAPOLÉON rétablit l’esclavage et la traite des noirs conformément aux lois de 1789.

Entre les 26 et 27 mai, 250 prisonniers sont fusillés à Pointe-à-Pitre.

Le 28 mai, Richepance lança l’attaque finale vers les cinq heures du matin, contre les quelques deux cents soldats de DELGRÈS, hommes, femmes et enfants compris. La matinée de combats fut un enchainement de victoires et de défaites, d’exploits et et de bravoures pour les soldats de DELGRÈS. Cette lutte de plus de dix contre un, ne devait prendre fin que vers les trois heures de l’après-midi. RICHEPANCE fit donner le dernier assaut. Ses troupes combattirent à chaque pas des hommes n’ayant d’autre alternative que la victoire ou la mort. Les combattants du Colonel DELGRÈS se battirent jusqu’au dernier souffle de vie qui leur restait. DELGRÈS décidé à ne sortir de la bataille que par un noble suicide, fit piéger l’habitation avec la poudre qui lui restait. DELGRÈS et ses soldats, combattants héroïques, acculés sur la maison Danglemont, mirent le feu aux poudres et se firent sauter. Entraînant dans leur mort, un grand nombre d’officiers et de soldats français

Le 2 Mars 1808, les Anglais s’emparent de Marie-Galante sous le commandement du capitaine Pigot. Et à la fin du mois, la Désirade tombe. Cette prise activa en Guadeloupe, les travaux de fortifications et de défenses commandée par le gouverneur ERNOUF.

Le 14 Avril 1809, les Saintes sont attaquées par l’armada anglaise et le 17 elles capitulent face à la suprématie anglaise

Le 27 Janvier 1810, la Guadeloupe est attaquée par les anglais, au Gosier, le 30 Janvier une division anglaise débarque à Vieux-Habitants.

Toutes les forces anglaises se dirigent vers Basse-Terre et la position du Matouba, où le Gouverneur ERNOUF coordonne les défenses. Les anglais furent guidés par certains colons, ce qui leur permit de contourner les protections du Matouba. Le 6 février ERNOUF capitule.

En 1809, 1.500 noirs fûrent attachés au 66e, qui augementa son effectif à 2.800 soldats. Au même moment, un petit détachement du 1er Chasseurs à Cheval ainsi qu’un détachement de la 1ere Demi-Brigade Suisse arriva sur l’île.

A cette armée professionnelle, il fût crée quatre compagnies d’ouvriers noirs (crée en 1802) qui fût réduite à une seule compagnie en septembre 1807, trois compagnies de soldats noirs sous le titre de « Chasseurs de la Guadeloupe »,une section de gendarmes et six bataillons de gardes nationaux, chacun composée de quatre compagnies de fusiliers blancs, une compagnie de chasseurs noirs et une compagnie de dragons.

Le Traité de Paris du 30 mars 1814, mit fin à la guerre entre la France et l’Angleterre, et rétrocéda la Martinique et la Guadeloupe à la France. Le 26e de Ligne était envoyé en garnison à la Martinique, le 62e de Ligne à Guadeloupe, deux compagnies du 73e de Ligne en Guyane française et le 5e Léger à La Réunion.

Lors des Cents-Jours la plupart des autorités coloniales, avec une grande préssion britannique, resta loyale à Louis XVII mais l’exception fût la Guadeloupe, où les cocardes et drapeaux tricolors étaient en évidence dés le 17 juin 1815. Le 3 août, une flotte britannique arriva au large de la Guadeloupe avec la nouvelle de la défaite de Napoléon à Waterloo et de sa deuxiéme abdication mais le colonel Boyer, gouverneur de l’île, refusa d’y croire et décida de résister jusqu’au dernier pour l’Empereur. Une armée britannique débarqua le 9 août et après quelques escarmouches, l’île capitula le 10 août 1815. Le Traité de Venise rendit la Gaudeloupe à la France en avril 1816.

Le 17 août 1835, le roi de France réorganise la gendarmerie coloniale.

La gendarmerie coloniale se compose ainsi:

  • de la compagnie de la Martinique;

  • de la compagnie de la Guadeloupe;

  • d'un détachement aux iles Saint Pierre et Miquelon.

L'organisation et le complet de chacune des compagnies de la Martinique et de la Guadeloupe sont déterminées ainsi qu'il suit: 1 chef d'escadron – 2 lieutenants ou sous-lieutenants – 5 maréchaux des logis à cehval, dont faisant fonctions de trésorier) – 12 brigadiers à cheval et 80 gendarmes à cheval. Soit 100 hommes.

« L'émancipation prcohaine des noirs, écrivait le 10 mars 1841, M.L Gouverneur de la Guadeloupe, est à mes yeux une nécessité: tout semeble ser éunir pour le démontrer. Je ne suis point de ceux ui désepèrent du succès. Je crois à la possibilité d'une solution favorable, si l'oeuvre est conduite avec justice et fermeté ».

« Le moment est venu, disait le 8 mars, dans le Conseil spécial de la même colonie, le procureur général, le moment est venu de restituer l'esclave à la dignité humaine, el le faisant renter dans la vie civile... »

Pour assurer le maintien de l'ordre durant le cour d'une grande transformation sociale, le premier soin, le premier devoir, c'est d'armer l'autorité. C'est de placer dans ses mains une force telle que la pensée même de la résistance ne puisse venir à personne; c'est de mettre l'autorité en position de se montrer partout l'oeil ouvert, le bras levé, égalment prête à protéger et à punir.

La population de la Guadeloupe et des îles en dépendent, savoir: la Désirade, la Marie-Galante, les Saintes et Saint-Martin, se composent en tout de 36 360 hommes libres et de 93 646 esclaves: c'est un peu moins de trois esclaves par hommes libres. (Tableau de la population de 1839).

La garnison de la Guadeloupe se compose de 2912 hommes ainsi répartis:

  • d'un régiment d'infanterie à 2512;

  • d'une compagnie de gendarmerie à 148;

  • de deux compagnies d'artillerie et d'un détachement d'ouvriers à 252.

et d'une milice coloniale forte de 6708 hommes.

Dans son rapport le Ministère de la Marine comparait cette situation à celle de la Jamaïque forte d'une garnison de 5026 militaires et d'une milice à 12000 hommes, pour une population blanche de 35 000 âmes placée face à une population de couleur qui s'élève à 326 000 âmes.

Le Conseil spécial de la Guadeleoupe réclame pour complèter l'armement de la colonie: la formation d'une troisième compagnie d'artillerie et la création d'un corps auxiliaire de gendarmerie à pied, soumis aux mêmes règles de discipline et d'administration intérieure que la gendarmerie royale, et à un mode de recrutement qui permette de recevoir des hommes du pays reconnus propres au service.

La dépense qu'entrenerait cet accroissement de forces est évaluée à 190 000 francs pour la compagnie d'artillerie, et à 940 000 pour le corps de la gendarmerie, soit un total de 1 130 00 francs.

La dépense annuelle de la compagnie d'artillerie, une fois formée serait de 105 000 francs et celle du corps de la gendarmerie, une fois créée serait de 513 800 francs.

Le 15 juin 1841, le capitaine de vaisseau GOURBEYRE débarque à Basse-Terre, afin de prendre les fonctions de nouveau Gouverneur.

Un tremblement de terre secoue l’île le 8 Février 1843 et un incendie détruit Pointe-à-Pitre faisant environ 3 000 morts. Quelques mois plus tard, le 26 Aout 1844 un violent incendie réduisit en cendre plusieurs quartiers de Basse-Terre.

L'ordonnance du roi du 13 avril 1846, crée un poste de capitaine pour commander la lieutenance de la Guadeloupe.

Vu les décrets des 22 décembre 1851 et 19 février 1852, qui créent des places d'enfants de troupe dans l'arme de la gendarmerie, le ministre de la Guerre décrète le 10 juillet 1852 que cinq enfants de troupe seront attribués par compagnie dans la gendarmerie coloniale, deux pour la gendarmerie mobile, deux compagnie ou escadron pour la garde républicaine et deux par compagnie pour les gendarmes vétérans.

Une circulaire du minsitre de la guerre du 16 mars 1853, autorise une augmentation de solde de 10 centimes par jour aux sous-officiers et brigadiers de gendarmerie à dater du 1er avril, à raison de 3 francs par homme et par mois.

Le 23 janvier 1857, considérant que le service de la surveillance de l'ile de la Gaudeloupe n'est pas assuré d'une manière complètement satisfaisante, l'effectif de la Copmpagnie de la gendarmerie est porté à 166 hommes, dont 4 officiers, 138 gendarmes à cheval, 19 gendarmes à pied et 5 enfants de troupe. Quatre années plus tard, l'effectif est de nouveau augmenté d'un officier et de douze gendarmes de l'arme à cheval.

Le 16 Mars 1878, la France prend possession de l’île de Saint-Barthélemy suivant le traité du 10 Mars 1877.

Le 3 avril 1879, l'effectif de la Compagnie est modifié, celui-ci est diminué de dix hommes à chevla et augmenté de dix hommes à pied.

Le 8 décembre 1881, le commandant de la gendarmerie adresse un courrier au directeur de l'Intérieur concernant la vétusté du casernement de Vieux-Habitants.

« Depuis 1878, mes prédécesseurs ont demandé une amélioration au casernement de la brigade de gendarmerie des Vieux-Habitants. Voulant me rendre compte moi-même de l'état des lieux, je me suis rendu dans la localité le 6 décembre et j'ai constaté avec regret que, en effet, l'habitation louée à la gendarmerie par M. Dsevray, ne convenait en rien au service qu'elle est appelée à rendre. Elle ne contient que trois petites chambres basses, contiugües, mal couvertes et al fermées; on y est incommodé en tout temps par la pluie comme par le soleil, parce que alors on est obligé de tout fermer.

« Outre ces incovénients inhérents à la forme de construction, auxquels il faut ajouter une vétusté excessive, il y celui bien bien plus sérieux et plus grave de ne pouvoir contenir que trois hommes.

« L'expérience a démontré qu'un casernement doit toujours avoir assez d'espace pour loger au moins quatre hommes et même cinq, car il faut admettre les cas de maladie, qui sont fréquents dans ces contrées.

« La brigade des Vieux-Habitants, par sa situation géographique entre Bouillante et la Basse-terre, a plus que tout autre besoin de plus de trois hommes pour assurer un bon service.

« C'est pourquoi pour tous ces motifs si multiples, je trouve qu'il y aurgence à modifier l'habitation de M.Sevray, et j'ai proposé à celui-ci un plan qui conviendrait au service acteul. L'ancienne habitation serait rasée puisque les bois ne sont plus assez solides pour être employés, et il en reconstruirait une nouvelle sur le même,emplacement pour cinq hiommes, avec une galerie circulaire.

« L'ancien bail serait remplacé par un bail de neuf ans au prix de 2200 francs, soit une augmentation de 635 francs par an.

« M. Sevray s'engage à commencer les travaux le 2 février et nous livrer la maison fin mai; pendant ce laps de temps, il met à la disposition de la brigade une maison qui lui appartient, et qui est à quelques mètres seulement de l'écurie, de sorte que le service n'en serait nullement troublé ».

En 1882, une inspection de l'armement a eu lieu, les résultats ne sont pas si satisfaisant: « l'état d'entretien des armes n'est pas aussi satifaisant qu'on serait en droit de l'attendre de lapart des gendarmes qui sont tous anciens soldats. Les egdnarmes ne connaisssaent pas suffisamment le montage et le démaontage de leurs armes; le chef de ccorps devra donner des ordres pour qu'ils soient exercés fréquemmnt à cette double opération. La compatbilité est à jour et les munitions sont en bon état de conservation ».

La lieutenance de Marie-Galante est supprimée en 1887, la Grande-Terre est divisée en deux sections Pointe-à-Pitre et le Moule.

Le décret du 13 mars 1889, augmente les cadres et les effectifs de la gendarmerie coloniale, la Compagnie de la Guadeloupe est ainsi fixée à 173 unités, dont:

  • 5 officiers.

TROUPES A CHEVAL:

  • 1 adjudant,

  • 2 maréchaux des logis chefs,

  • 8 maréchaux des logis,

  • 16 brigadiers,

  • 112 gendarmes.

TROUPES À PIED:

  • 1 maréchal des logis adjoint au trésorier,

  • 1 maréchal des logis,

  • 3 brigadiers,

  • 24 gendarmes.

Le 6 juin 1891, un décret supprime dans la Compagnie de la Guadeloupe comme dans celle de la Martinique, l'emploi du Chef d'escadron – 3 maréchaux des logis – 7 brigadiers et 44 gendarmes de l'Arme à cheval. Les compagnies de la Martinique, de la Guadeloupe, de la Réunion et de la Nouvelle-Calédonie seront désormais commandées par des capitaines au lieu de chefs d'escadron.

Désormais la compagnie de la Guadeloupe comprend:

  • 1 capitaine commandant,

  • 2 lieutenants ou sous-lieutenants,

  • 1 lieutenant ou sous-lieutenant trésorier,

TROUPES À CHEVAL:

  • 1 adjudant,

  • 2 maréchaux des logis chefs,

  • 5 maréchaux des logis,

  • 9 brigadiers,

  • 68 gendarmes.

TROUPES À PIED:

  • 1 maréchal des logis adjoint au trésorier,

  • 1 maréchal des logis,

  • 2 brigadiers,

  • 24 gendarmes.

Le décret du 30 mai 1893, rétablit une partie des cadres et des effectifs de la gendarmerie coloniale antérieurement réduits, dans la compagnie de la Guadeloupe:

- 1 chef d'escadron – 1 maréchal des logis, 1 brigadier et 12 gendarmes à l'Arme à cheval et 1 brigadier de l'Arme à pied.

Le 21 février 1896, considérant qu'il y a lieu pour répondre à des necessités de service, d'augmenter le cadre et l'effectif de la gendarmerie coloniale; que les ressources du budget colonial permettent de faire face à la dépense, le président de la République augmente de quatre brigades, dont deux brigades à pied et deux à cheval.

Ces brigades, constituées à l'effectif de quatre hommes (non compris le chef de poste) pour l'Arme à pied, et de cinq hommes pour l'Arme à cheval, seront commandées, savoir:

- une brigade à cheval et une brigade à pied par un maréchal des logis.

- une brigade à cheval et une brigade à pied par un brigadier.

Le 29 Avril 1897, à 10 heures du matin, un tremblement de terre détruit partiellement Pointe-à-Pitre.

Le décret du 23 mai 1897, modifie l'assiette des brigades de la compagnie de la Guadeloupe; les deux brigades de gendarmerie à pied de Pointe-à-Pitre, créées par décret du 21 février 1896, sont supprimées.

Sur le rapport des ministres de la Guerre, de la Marine et des Colonies l'effectif de la compagnie est augmenté de :

  • 2 maréchaux des logis à cheval;

  • 3 brigadiers à cheval;

  • 20 gendarmes à cheval.

En 1900, la première TSF est installée au Gosier, à l’entrée de la propriété Montauban. Elle transmet des informations de France et la presse du monde entier.

Par décret du 5 avril 1900, la capitainerie de Basse-Terre est transformée en lieutenance. La lieutenance de Pointe-à-Pitre est transformée en capitainerie.

Une lieutenance est re-créée à Marie-Galante et la lieutenance du Moule est supprimée. Le poste provisoire de gendarmerie installé à la Désirade est gtransformé en une brigade de gendarmerie à pied, qui sera constituée, au moyen d'éléments prélevés sur l'effecctif des autres brigades de la compagnie.

Il créé, au sein de cette même compagnie, un second emploi de maréchal des logis à pied. Le nombre des emplois de gendarmes à pied est raméné de vingt-quatre à vingt-trois. Les six brigades à pied se décomposent comme il suit:

cinq brigades à l'effectif de cinq hommes, y compris leurs chefs, dont deux maréchaux des logis et trois brigadiers. Une brigade à l'effectif de quatre hommes, dont un brigadier.

A partir du 1er avril 1901, les sous-officiers, caporaux ou brigadiers et soldats doivent appliquer la circulaire n°45 du 21 mars 1901, dans la correspondance et les pièces officielles. Les expressions: « le sieur, le nommé » ne doivent pas être employées.

On doit dire:

  • l'adjudant X.....,

  • le sergent X......,

  • le caporal X....,

  • le soldat X.....,

  • le dragon X....,

  • Etc.

Historique de la Gendarmerie de GuadeloupeHistorique de la Gendarmerie de Guadeloupe
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