Le gendarme PADRINES est mort victime du devoir

  • M. Germain
  • Histoire

1958.

Le 15 janvier le poste d'Horace-Vernet devint brigade.
Au cours d'un service à Tizi-Ouzou, le gendarme GANTIER René de la brigade de Tamazirt est grièvement blessé.

Le 13 mars 1958, le gendarme LE ROHO Rémy du poste de Boujima est blessé mortellement en service commandé.

Citation:" Jeune gendarme dynamique et plein d'allant qui sert depuis plus de deux ans dans des postes exposés de Grande Kabylie. A participé à la plupart des opérations qui se sont déroulées du 24 avril 1956 au 1er avril 1957, dans la région d'Azaga.
" A maintes reprises, fait preuve de courage et de sang froid n'hésitant pas à exposer sa vie au cours des engagements pour remplir au mieux les missions qui lui étaient confiée
s."

Le 19 mars, au cours d'une opération de maintien de l'ordre à Ben-Hamza, le gendarme ROUSSET, de la brigade Rébeval est légèrement blessé.


Le gendarme PADRINES Marcel de la brigade de Yakouren, est tombé glorieusement le 19 avril 1958, au cours d'une opération dans le secteur d'Azaga, alors qu'aux côtés du commandant d'unité, il guidait le 4ème Escadron du 13ème régiment de Dragons dans une région particulièrement difficile mais qu'il connaissait bien pour l'avoir parcourue de nombreuses fois, depuis plus de deux ans, tant au cours de différents services qu'au cours d'opérations.

Citation:
"Jeune gendarme servant depuis trente mois dans une brigade située dans une zone très dangereuse, a prit part à de nombreuses opérations contre les hors-la-loi, se faisant remarquer par son allant et son mépris du danger.
" Le 19 avril 1958, a été grièvement blessé au cours d'une opération dans le Djebel Takakouch 'Chara, commune de Yakouren, alors qu'ils e trouvait au premier rang d'une des unités engagées et faisant front à une importante bande rebelle retranchée et fortement armée."
" A donné un bel exemple de courage, de sang-froid et d'esprit de sa
crifice".

Allocution du lieutenant ARIA, commandant la Section d'Azazga, s'adressant à sa veuve et à on frère soldat en Algérie.

" ....Le 19 avril 1958, le gendarme PADRINES, était désigné par son Commandant de brigade pour participer, avec cinq de ses camardes à une opération montée dans la région de Yakouren, le Djebel Takakouch N'Chara. Il recevait l'ordre de se joindre aux éléments du 4ème Escadron du 13ème régiment de Dragons. Il devait servir de guide dans une région qu'il connaissait parfaitement, au capitaine commandant cette unité. C'est aux côtés de cet officier que, le même jour vers 18 heures 30, le gendarme PADRINES tombait mortellement par le feu ennemi.

"Le gendarme PADRINES est mort victime du devoir pour que ce coin d'Algérie reste Français.

"Un destin implacable enlève à la gendarmerie l'un de ses meilleurs éléments.
"......."

"Élève gendarme en 1953, il était admis au centre d'Instruction de Hesdin, où sont ardeur au travail lui permettait d'obtenir un excellent classement de fin de stage. Muté tout d'abord à la compagnie de l'Eure, il était par la suite volontaire pour servir en Algérie, et sur sa demande, le gendarme PADRINES était affecté le 6 octobre 1955 à la brigade de Yakouren.
"D'emblée, son intelligence, sa haute conscience professionnelle en faisaient un précieux auxiliaire de son Commandant de brigade. Rapidement, il s'adaptait aux difficiles conditions de vie de ce poste isolé ainsi qu'aux délicates et pénibles tâches imposées à notre Arme en raison des évènements.
"Il servait avec fidélité, courage et avec cette simplicité que l'homme de coeur honnête et loyal sait apporter dans l'accomplissement du devoir journalier.
"Son désir de s'élever l'incitait bientôt à être candidat à l'examen d'Officier de Police Judiciaire. Les brillants travaux qu'il présentait étaient prometteurs d'un succès certain.
"Au mois de septembre 1957, son Commandant de Section le préposait pour concourir à l'avancement. D'ores et déjà s'affirmaient en lui les qualités d'un excellent gradé de demain.
"......."
"La Gendarmerie toute entière et particulièrement celle d'Algérie prend part à votre peine et regrette la perte de l'un de ses meilleurs serviteurs, malgré la belle page d'héroÏsme qu'il vient d'ajouter à son livre d'or.
"...."
"Gendarme PADRINES"
"Vous êtes tombé en héros sur cette terre d'Algérie où vous avez si valeureusement servi depuis plus de 2 ans. Vous avez montré le plus sublime esprit du devoir lorsque, à terre, très grièvement blessé votre dernier geste a été de tendre votre arme à votre camarade d combat afin d'éviter que l'ennemi tout proche ne s'en empare.
"Après tant d'autres vous avez symbolisé dans ce geste les qualités qui sont les plus beaux fleurons de notre Arme.

"Vous êtes mort pour la Gendarm
erie et pour la France.
"Adieu mon cher PADRINES,
"Dormez en paix."

Le 26 avril 1958, allocution funèbre du Capitaine FARON, commandant le 5ème Escadron de GM, à l'occasion des obsèques du gendarme BEREYZIAT René de l'Escadron 5/10 de GM, stationné à Tizi-Ouzou, décédé le 22 avril 1958, des suites de blessures reçues au cours d'une escorte à proximité du village de Tala-Boumene.

" Au cours de sa tâche ingrate et obscure, l'escadron connaît aujourd'hui son premier deuil. Le destin a frappé l'un de nos plus jeunes gendarmes, BEREYZIAT René, né le 2 septembre 1932.
"A l'exemple de son frère, il avait bientôt fait acte de candidature çà la gendarmerie et, après un stage à l'école d'Aubagne, nommé gendarme commissionné le 4 juillet 1956, avec une affectation au 5ème escadron de GM.

"Pendant ces vingt mois d'Algérie, il sert avec une égale conscience professionnelle, une modestie qui l'honore.

"Le 16 avril 1958, il reçoit de son commandant de peloton l'ordre de participer en qualité de mitrailleur à une escorte sur l'itinéraire Tizi-Ouzou - Beni-Douala.

"A 13 heures 50, scouts-cars, heurtent une embuscade à hauteur du village de Tala-Boumène. Blessé dès les premières rafales, BEREYZIAT tient son poste jusqu'à épuisement de ses forces. Hospitalisé une heure plus tard, il garde sa sérénité et sa confiance jusqu'au 22 avril où il meurt brutalement des suites de sa blessure.
"Il a tout donné à sa patrie avec cette même modestie qui l
e marquait.
".............."

La brigade aérienne de gendarmerie de Bône est créée le 1er avril 1958.


Le 13 mai 1958, le gendarme HUE Émile, De la brigade de Souk-el-Khémis, participait avec le Poste de Commandement du I/93ème R.I., à une opération dans le secteur de Souk-el-T'Nine, (Grande Kabylie).
Un important mouvement rebelle étant signalé dans la direction du Poste de Commandement; il prit volontairement part à une reconnaissance.
A 200 mètres du poste de Commandement, les rebelles débouchèrent en donnant l'assaut. Le gendarme HUE couvrait par son feu la mise en batterie du fusil-mitrailleur servi par le gendarme DOUMIC, quand il fut grièvement blessé à l'abdomen.
Sauvé grâce au courage et au dévouement du capitaine, chef de la S.A.S. De Souk-el-T'Nine, le gendarme HUE fut hospitalisé et opéré à l'hôpital Naegelen à Tizi-Ouzou.
 

OBSEQUES DU GENDARME PADRINES.

OBSEQUES DU GENDARME PADRINES.

piednoel-bourienne christophe 05/12/2014 15:31

Respect pour ces hommes d 'honneur !

en savoir plus 05/12/2014 02:38

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A trés bientot

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